Factures d’eau à Bruxelles: le propriétaire ne doit plus payer pour son locataire si un compteur d’eau individuel est installé.

Jusqu’ici, en région bruxelloise, persistait l’obligation générale et solidaire pour le bailleur de payer la consommation d’eau de son locataire défaillant.

Comme le gouvernement wallon en 2003 ou le gouvernement flamand en 2011, la région bruxelloise permet enfin l’exonération de la solidarité de certains propriétaires-bailleurs à l’égard de la société bruxelloise de distribution d’eau concernant les factures d’eau impayées de leurs locataires.L’ordonnance parue au Moniteur de ce 6 mars 2014 et entrée vigueur 10 jours après sa publication*  donne des moyens et conditions de s’exonérer de cette solidarité imposée au propriétaire.

3 conditions:

 

1.La suppression du lien de solidarité dépend de l’installation préalable de compteurs d’eau individuels.

Les propriétaires bruxellois qui installent (à leurs frais) dans leurs logements en location des compteurs d’eau individuels agréés par Hydrobru, ne se seront plus poursuivis pour les factures impayées de leurs locataires.

facture, eau, bruxelles, propriétaire

 « Que personne ne dise : Fontaine, je ne boirai pas de ton eau »

            L’Ingénieux Hidalgo Don Quichotte de la Manche par Miguel de Cervantes Saavedra

 

  • C’est une mesure équitable pour toutes les parties.Elle évite beaucoup de tracas et litiges inutiles entre propriétaires et locataires.
  • Elle rend propriétaires et locataires seuls garants de leur consommation propre.  L’usager devient responsable de sa consommation.
  • Elle procure un gain de temps aux locataires pour la  libération de la garantie  locative que retenaient certains propriétaires attendant une attestation par Hydrobru du paiement des factures d’eau.
  • Elle favorise l’installation de compteurs individuels  et permet aux locataires qui en sont équipés de bénéficier du mécanisme de tarification progressive, avec des tarifs plus bas pour les premiers mètres cubes consommés, tout en tenant compte du nombre de personnes qui composent le ménage.


2.  Outre l’installation de compteurs individuels, le propriétaire est aussi tenu d’informer la société de distribution d’eau dans les 15 jours ouvrables qui suivent le départ du locataire, de l’identité des usagers entrants et sortants au moyen du formulaire prévu par le distributeur, ainsi que de l’index du compteur; attention, le propriétaire doit avoir la preuve de cette communication au distributeur !

 

3.    Le propriétaire doit surveiller le bon état de ses installations privées de distribution d’eau car il reste tenu du paiement de toutes sommes impayées en cas de surconsommation inhabituelle due à la défectuosité des installations privées.

 

Les 3 conditions respectées, en cas de non-paiement de ses factures, le locataire devient maintenant le seul responsable possible pour la société de distribution d’eau.

 

 

*Prudence pour la gestion des situations litigieuses ayant débuté avant le 17 mars 2014, car aucune mesure transitoire n’a été  prévue par l’ordonnance.

 ** Une augmentation du volume d’eau consommé est considérée comme inhabituelle si le volume d’eau consommé depuis le dernier relevé excède le double du volume d’eau moyen consommé par l’usager au cours de la période précédente. (Travaux préparatoires A-447/1– 2012/2013)

«La tête en friche» Marie-Sabine Roger.

Deux solitudes, celle d’une toute petite vieille dame de quatre-vingt-six ans, Margueritte, fragile, docteur en sciences, et celle de Germain quarante-cinq ans,  jardinier, quasi illettré et narrateur du roman vont se rencontrer sur un banc public dans un parc.

Tout les différencie sauf leur besoin d’avoir quelqu’un à qui penser avec plaisir. L’une offre son savoir et l’autre sa disponibilité; leurs horizons se parent de couleurs qu’ils ne connaissaient pas.

Auprès de Margueritte, Germain découvre le monde des livres et le sens des mots.

Margueritte aime faire la lecture à voix haute, que ce soit « La peste » de Camus ou « le Vieux qui lisait des romans d’amour » de Sepulveda. Germain écoute, retient : sa tête en friche se transforme en jardin potager. Il va se prendre d’affection pour cette dame. Encouragé par Annette, sa copine, le narrateur réapprend à lire.

Dans la famille que Germain se construit, il y a une place pour Margueritte.

«Comment faire imaginer, par exemple, une ville sans pigeons, sans arbres et sans jardins, où l’on ne rencontre ni battements d’ailes ni froissements de feuilles, un lieu neutre pour tout dire ?». La peste. Albert Camus.

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Molsheim.

L’auteur.

Après avoir été institutrice maternelle pendant une dizaine d’années, Marie-Sabine Roger  se consacre entièrement au métier d’écrivain à Nîmes.  Elle écrit pour les publics divers. Parmi les albums pour la jeunesse, citons «Les Sages Apalants» ou «Le vieil ogre», parmi les ouvrages pour adolescents, «Attention fragile» et pour le public adulte, divers romans comme «Le ciel est immense» ou un recueil de nouvelles «Les encombrants».

 

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Sur la vie tout simplement.

livre2.jpg1. L’auteur transmet une vision optimiste et encourageante de la vie :

– les personnes âgées sont décrites avec nuances et apparaissent comme des mines d’or d’informations et de sentiments.

– chaque personne a quelque chose à apporter, ce qui fait d’elle une personne unique comme le démontre cette confrontation affectueuse entre deux personnes de générations différentes et sans lien préexistant. 

2. Sans juger et avec doigté, l’auteur aborde aussi les sujets graves, comme le rejet d’un enfant ou d’un aïeul, les moqueries scolaires, les fossés culturels qui génèrent l’incompréhension, le rejet.

3. La Tête en friche*est un livre tout en sensibilité même si Germain apparaît au départ comme une brute inculte. Petit à petit comme pour une culture potagère, il éclaircit son propre jardin humain et cultive les graines de culture que lui donne Marguerite.

 Une phrase…

« Et, petit à petit, je me suis attaché à elle par surprise. L’affection, ça grandit sous cape, ça prend racine malgré soi et puis ça envahit pire que du chiendent« .

Page 181 «La tête en friche» Marie-Sabine Roger (Edition J’ai Lu) 

 * Ce roman a été adapté dans un film français de Jean Becker sorti en 2010. Gérard Depardieu jouait le rôle de Germain tandis que Gisèle Casadesus incarnait Margueritte.

Comptes bancaires pour héritage en nue-propriété.

La succession d’une personne mariée se répartit souvent ainsi: le conjoint survivant recueille l’usufruit de toute la succession et les enfants recueillent la nue-propriété.

Le partage effectif des biens de la succession entre le conjoint survivant et les autres héritiers n’est pas obligatoire. Il pourrait être postposé au décès du deuxième parent. Un des héritiers peut toujours néanmoins demander ce partage.

Ainsi, Marie et Georges, mariés (sans contrat de mariage), septuagénaires, ont deux enfants. Ils possèdent leur maison familiale, un studio à La Panne et 150.000 € d’épargne sur un compte commun. Marie meurt à 72 ans.

Georges hérite donc de la moitié de la maison en usufruit, et les deux enfants recueillent la nue-propriété de la part de maison de Marie. Georges hérite  aussi d’une part d’usufruit sur le studio commun et de l’usufruit de 75.000 € soit la part de Marie, les enfants en ayant la nue-propriété. Faut-il partager ou non? L’habitation  familiale bénéficie de la protection légale en faveur de Georges . Que faire pour la part de Marie dans le studio et la part de Marie  sur le compte commun ?

Demander ce partage est délicat et peut créer des tensions. Laisser le patrimoine non partagé au niveau immobilier  reste  raisonnable et non traumatisant pour le parent survivant. Un immeuble est identifiable et nécessitera obligatoirement en cas d’éventuelle mutation un passage chez un notaire qui garantira les conditions et vérifiera les droits de chacun des héritiers.

Les avoirs bancaires  sont plus volatils. Après quelques années,  la situation  personnelle du conjoint survivant évolue considérablement: beaucoup de mouvements (opérations de gestion, déménagement,  nouvelle vie, changement de banque, d’agence…) peuvent modifier les comptes du conjoint survivant et leur montant, ce dont les héritiers prendront connaissance à son décès.

Reprenons le cas de Georges dont les deux enfants n’avaient  pas demandé le partage de l’épargne car ils n’avaient jamais imaginé  ces deux hypothèses :

– Georges, bien remis de son veuvage  adore les gondoles, et à 76 ans rencontre à Venise  Julie, une  compagne de 40 ans assez intéressée.  Il est compliqué à ce moment précis de demander à Georges le partage de l’ancien compte commun car cela semblera une motion de défiance… 

– Au contraire mal remis, Georges sombre, se fait souvent gruger et  perd beaucoup d’argent. Préserver au moins son usufruit aurait été plus favorable pour lui.

 

venise4.jpg

 Venise et ses gondoles.

Si le partage des avoirs bancaires appartenant au défunt est décidé par les familles, elles procèdent souvent ainsi :

–  elles utilisent un  simple compte commun (ou cotitulaire, joint, collectif  suivant les appelations) .

–  ou elles répartissent  les sommes entre chaque enfant qui reversera ou non les intérêts de la somme au parent survivant. Le risque existe de voir ce capital dilapidé par certains héritiers ou le capital disparaître dans une autre succession en cas de prédécès  de cet héritier. (La longévité oblige à penser à de telles hypothèses).

Comptes bancaires spécifiques pour nue-propriété/usufruit

Une solution saine existe et elle respecte les droits de tous.  Ce sont des comptes en indivision proposés par quelques banques : les intérêts (l’usufruit) sont versés sur le compte du conjoint survivant (usufruitier). 

  • Tous les titulaires (nu- propriétaire et usufruitier) doivent être présents pour l’ouverture de ce compte, ce qui n’est pas toujours possible quand le nu-propriétaire est âgé ou malade.
  • L’ensemble des signatures est requis pour effectuer un mouvement en capital, ce qui garantit la protection de l’usufruitier. Il ne faut donc pas détruire la protection  créée en donnant procuration à une seule personne.

Certaines banques déclarent proposer ce système de compte bancaire spécifique nue-propriété/usufruit, mais en pratique  il est malaisé de trouver une agence bancaire qui l’ouvrira.  Tous les membres de la famille sont rarement clients des mêmes banques. Mon expérience m’a montré que beaucoup d’agences  montrent des réticences  ou des méconnaissances pour ouvrir ce type de compte spécifique, utile pour la paix des familles.

Si on envisage cette solution, il ne faut pas  trop tergiverser et se montrer tenace pour trouver la banque qui convient.

 Note :

Chez Crelan, une relation d’usufruit peut être établie sur les comptes ouverts (comptes à vue, d’épargne, comptes-titres, …).

Belfius Banque offre aussi des comptes « usufruit/nue-propriété ».

Le bleu n’a pas toujours été serein.

 

Dans la capitale de l’empire romain d’Orient

En 532, sous l’empereur Justinien Ier, à Constantinople (Istanbul), le bleu joue pour la première fois un rôle dans un conflit important. L‘hippodrome est alors le centre de la vie sociale. Deux groupes, les bleus et les verts s’y opposent sous le regard de la famille impériale.

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L’obélisque de Théodose (en 390) dans l’hippodrome d’Istanbul. Façade S-E: représentation de la  loge de l’empereur.

Les courses de chars se déroulent dans une ambiance explosive entre partisans des Bleus, riches marchands et nobles protégés de l’impératrice et le partisans des Verts, composés du peuple. La couleur rallie et développe  une identité collective. Avec cette prise de conscience, ces factions vertes et bleues émettent progressivement des revendications politiques. Le conflit de couleurs se dilue pourtant car Verts et Bleus s’unissent pour faire tomber l’empereur Justinien Ier. Au cours de cette guerre civile, la basilique Sainte-Sophie, le Sénat, le Palais impérial brûlent. La sédition de Nika (« victoire » en grec ou « Sois vainqueur ») se termine par un redressement du pouvoir impérial et par le massacre d’au moins 30 000 insurgés.

En occident « Une peur bleue » ?

Jules César entreprend une guerre pour conquérir la Gaule en 58 av J-C. Dans « La guerre des Gaules », César s’intéresse au territoire de la Gaule et à ses peuples en commentant la campagne militaire.

Ainsi César écrit «Tous les Bretons se teignent avec du pastel, ce qui leur donne une couleur azurée et rend leur aspect horrible dans les combats ». (1)

A partir de la guède (2), les Celtes et Gaulois pouvaient colorer des tissus mais aussi se dessiner, à la manière des Indiens, des peintures de guerre sur le visage et le corps. La couleur bleue dont ces Bretons s’enduisaient le corps terrorisait les soldats romains en leur donnant «une peur bleue». C’est probablement l’origine de l’expression.

Napoléon: bleu pastel

Lors du blocus continental qu’il décrète en 1806, Napoléon Ier crée à Albi une école expérimentale pour extraire la fécule colorante des feuilles de pastel. Les recherches aboutissent à un résultat qui permet de teindre en bleu pastel les uniformes de tous les soldats de l’Empire, pour la campagne de Russie de 1812.

Guerre de Sécession: bleu foncé

Aux États-Unis, la Guerre de sécession qui débute en 1861 va opposer les soldats nordistes en uniforme bleu foncé contre les Sudistes habillés en gris. La bande dessinée «Les tuniques Bleues » (3) se déroule à cette époque et met en scène le sergent Cornélius M. Chesterfield et le Caporal Blutch. Tous deux sont des tuniques bleues, membres du 22e de Cavalerie de l’armée. 

Soldats bleus: bleu horizon

«Soldats bleus» est le titre du journal intime tenu par Pierre Loti entre 1914 et 1918. C’est la couleur des uniformes militaires apparus en 1915. Après la victoire de la Marne, l’état-major français adopte la couleur bleu horizon, mélange de laine blanche (35%), bleue foncée (15%) et bleue claire (50%). Le bleu horizon devient rapidement le symbole du « poilu » de la Première Guerre mondiale.

Casque bleus: bleu clair

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Le bleu utilisé et porté dans des circonstances belliqueuses est aujourd’hui aussi un symbole de paix.

Sur ordre du Conseil de sécurité des Nations unies, la force de maintien de la paix est représentée par les casques bleus en référence à la couleur de leur casque. Certes il s’agit d’une force militaire mais son rôle est le «maintien ou rétablissement de la paix et de la sécurité internationale». Les casques bleus interviennent dans des zones de conflits pour protéger la population ou encore servir de force d’interposition. En 1988, les casques bleus ont obtenu le prix Nobel de la Paix comme leur père fondateur l’avait reçu en 1956 pour la création de cette force de maintien de la paix.

Dans ce dernier bleu, nous retrouvons ainsi, l’écho de valeurs auxquelles nous tenons comme la sagesse, la paix, la liberté, la sérénité.

 1. De bello gallico  5,14.

La traduction et l’interprétation de cette  phrase ont donné lieu à des interprétations aussi nombreuses que les nuances de bleu…

 2. Guède ou pastel : plante à fleurs jaunes, dont les feuilles  permettent, à partir d’une macération, de colorer en bleu foncé

 3. Auteurs: Raoul Cauvin, Louis Salvérius, Willy Lambil

Heimlich peut vous aider à sauver une vie.

Comme Clint Eastwood. L’acteur réalisateur, 83 ans, vient de secourir un convive qui s’étouffait lors d’une réception à l’occasion du tournoi de golf en Californie. L’homme discutait en mangeant, quand un morceau de fromage est resté coincé dans sa gorge.

Clint Eastwood a vu dans les yeux de la personne qui s’étouffait  la « panique de ceux qui se voient mourir». Il a confessé n’avoir jamais pratiqué la manœuvre de Heimlich auparavant, « sauf en exercice » mais il la connaissait!

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S’étouffer, avaler de travers, s’étrangler avec un aliment, un bonbon, se passe, le plus souvent, sans dommage. Une toux permet l’expulsion mais ce temps suspendu sans respiration crée un grand malaise et une vive inquiétude.

L’aliment qui passe dans la trachée et non dans l’œsophage bloque les voies respiratoires partiellement ou totalement. On parle aussi de  fausse déglutition ou de fausse route qui survient quel que soit l’âge, chez un jeune enfant, un adulte ou une personne âgée. Si le corps étranger bouche la trachée, l’air ne parvient plus dans les poumons et l’asphyxie survient. La personne va rougir puis bleuir. Sans secours, elle perdra conscience et peut mourir. La France compte chaque année 4000 décès par étouffement.

Vous pouvez faire les gestes qui sauvent en appliquant rapidement si nécessaire la méthode de Heimlich(1) qui peut aider à déloger, par un effet de «piston», l’objet coincé dans la gorge.

Prudence! La méthode de Heimlich est inefficace et dangereuse si l’air passe, notamment si la personne tousse. La méthode risquerait dans ce cas de contrecarrer la sortie naturelle du corps étranger et donc de provoquer une asphyxie. Cette manœuvre doit donc être réalisée impérativement et exclusivement sur une victime qui ne peut plus tousser, qui ne peut plus vous parler ou répondre par aucun son, donc en état d’asphyxie avec une respiration totalement interrompue.

 

La suffocation survient souvent au cours d’un repas ou d’une réunion.

Tarder à réagir à l’incident est fréquent et peut être fatal.

Un cerveau privé d’oxygène présente des lésions graves au-delà de la troisième minute. Soyons tout de suite en alerte, et pensons à accompagner la personne victime d’étouffement qui s’éloignerait de table afin de vérifier ce qui se passe.

 Adulte et enfant de plus d’un an

Pour aider la victime à dégager l’aliment bloquant, les directives de réanimation du Conseil Belge de Réanimation préconisent le schéma suivant pour les adultes (2): il faut d’abord évaluer rapidement si l’obstruction des voies respiratoires est partielle ou totale. La personne qui étouffe est reconnaissable car elle ne peut plus ni parler ni respirer ou tousser, peut garder la bouche ouverte ou porter souvent ses mains à son cou. Elle change de couleur: elle rougit puis se cyanose (devient bleue) puis va perdre conscience et mourir.

 1. Si la victime respire encore et a une toux efficace,

  •  l’encourager à poursuivre ses efforts de toux, mais ne pas intervenir.

2. Si la victime ne tousse plus ou que sa toux est inefficace, et qu’elle reste consciente,

  •    administrer 5 tapes dans le dos, entre les omoplates:

   –  se positionner latéralement, un peu en arrière de la victime ;
   –  soutenir d’une main la cage thoracique en laissant la victime se pencher vers l’avant;
   –  administrer successivement, avec le talon de l’autre main, 5 tapes entre les omoplates ;

  •    vérifier si les tapes ont levé l’obstacle des voies respiratoires;
  •   si ce n’est pas le cas, administrer 5 compressions abdominales (manœuvre dite de «Heimlich»):

personne.jpg – se positionner derrière la victime et mettre les bras autour de la partie haute de l’abdomen ;

– laisser la victime se pencher vers l’avant;                               

– fermer un poing et placer celui-ci entre l’ombilic et la pointe du sternum;

– empaumer de l’autre main le poing et faire un mouvement rapide qui amène le poing vers vous et vers le haut;

– répéter ce mouvement encore 4 fois;

  • si l’obstruction respiratoire persiste, poursuivre en alternance les tapes dans le dos et les compressions abdominales.

 

3.  Si la victime perd connaissance,

–amener la victime au sol avec précaution ;

-veiller à l’appel immédiat des secours via le 112 ;

– commencer la réanimation cardio-pulmonaire par 30 compressions thoraciques.

Une vidéo du Centre français de secourisme illustre en détail toutes les phases d’application de la méthode.

La méthode de Heimlich sera appliquée avec précaution chez les jeunes enfants.

 

Bébé

 bébé.jpgLa manœuvre de Heimlich ne peut être utilisée avec des nourrissons et des enfants de moins d’un an.

La façon de porter secours à un bébé qui s’étouffe porte le nom de méthode Mofenson et se réalise avec des claques dans le dos, retournement et compressions ainsi que le montre cette vidéo.

 

 Seul

Vous êtes seul et en passe d’étouffer !

Ce ne sera guère évident si une toux ne vous aide pas. Il vous reste la possibilité de réaliser la manœuvre sur vous-même ou l’auto Heimlich qui peut se réaliser de 3 manières.

seul.jpgPhilipe Ecalard évoque celle qui consiste à placer le dossier d’une chaise sous son auvent costal et à mettre tout son poids sur le dossier de manière violente, buste penché en avant (3). Démonstration avec cette vidéo en anglais

Il est également possible d’utiliser le coin d’une table comme le montre l’acteur Américain Zach Nichols au cours d’une interview.

A défaut, il existe aussi la possibilité de s’adosser à un mur pour exercer la manœuvre de Heimlich sur soi.

 

Dans tous les cas, il faut prévenir les secours ou appeler un médecin qui contrôlera la situation et regardera si la victime n’a pas de lésions.

« Avec la méthode de Heimlich, on peut effectivement briser des côtes à la personne qui s’étouffe. Plus la personne est âgée, plus il y a de risque. Mais il vaut mieux peut-être casser une côte et sauver la personne ».

 

 Note: ce  rappel ci-dessus ne remplace pas une formation au secourisme qui vous donnera plus d’efficacité et de sécurité pour intervenir.

 1. Henry J. Heimlich (né en 1920)  est un médecin américain qui a inventé en 1974 une méthode de désobstruction des voies aériennes qui porte son nom.

 2. Directives de réanimation du Conseil Belge de Réanimation, page 18

http://www.resuscitation.be/data/2011/directives2010_170811.pdf

 3. Les gestes de médecine d’urgence sans matériel par Philipe Ecalard

 

«Les vacances d’un serial killer». Nadine Monfils

Comme chaque été, Alfonse Destrooper part en vacances à la mer du Nord avec sa femme Josette et leurs ados, Steven et Lourdes. Quant à la belle-mère d’Alfonse, mémé Cornemuse, elle les accompagne dans sa vieille caravane.

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Dès les premières pages, on comprend que mémé Cornemuse est une vieille dame indigne même si elle est fan d’Annie Cordy. Elle a rangé son pistolet dans son cabas et oublié toute morale au point que sa fille pense qu’elle déraille.

Les vacances vont être un enfer pour cette famille belge prolétaire. La magnifique pension attendue est minable. Les vacances des Destrooper avec mémé Cornemuse sont une suite de désastres et d’atrocités.

Après leur séjour à Blankenberge, rien ne sera plus comme avant pour la famille.

L’auteur

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Écrivaine, réalisatrice et productrice, Nadine Monfils est née en 1953. Belge, elle vit à Montmartre. Elle est l’auteur d’une quarantaine de romans et de pièces de théâtre, dont des polars et des thrillers chez Belfond.

Elle a créé le personnage du commissaire Léon, le flic qui tricote.

«Les vacances d’un serial killer» paru chez Belfond publié en 2011 est un gros succès de librairie. Les aventures de mémé Cornemuse se prolongent en 2012 dans La Petite Fêlée aux allumettes  puis en 2013, dans le polar La Vieille qui voulait tuer le bon dieu.

Ses ouvrages sont régulièrement cités dans les bonnes ventes de livres car Nadine Monfils a su créer un univers personnel, atypique et qui a ses fans.

Un avis ?

Dans ce polar noir déjanté, Nadine Monfils raconte l’histoire d’une mamie-cougar avec un humour cru et un langage très vert, parsemé d’expressions wallonnes et bruxelloises. «C’est mon petit côté Frédéric Dard» constate-t-elle.

Le politiquement correct et la vraisemblance n’ont aucune importance: Nadine Monfils ne cherche pas à faire l’unanimité des lecteurs. Les adeptes de  belle littérature préféreront sans doute s’oxygéner le cerveau directement à Blankenberge sans passer par la case lecture.

Dans ce créneau où l’argot est maître, l’écrivaine a trouvé un public soit plus jeune, soit amateur d’extravagances, soit moins familier d’ouvrages ciselés. Mais ses lecteurs veulent un divertissement.

Le portrait de mémé Cornemuse brise tous les tabous relatifs à l’image de seniors sages, respectueux, dociles. Présente sur Youtube, mémé Cornemuse a aussi sa page facebook, où un internaute indique «On ne regarde plus les « personnes de votre âge  » sous le même oeil…».

Une phrase :

« Qu’on peut être nul pour plein de choses dans la vie, mais que quand on fait ce qu’on aime, on peut aussi crever le plafond !».

Page 250. Les vacances d’un serial killer. Nadine Monfils. Pocket. 

La coquille familiale s’effrite autour des aînés. (2/2)

Poursuivons nos réflexions sur la place et le traitement réservés à la personne âgée dans tous les pays du monde.

La structure d’une large famille qui formait une coque protectrice autour des plus fragiles  s’affaiblit. Contrairement aux idées reçues, cette tendance est universelle.

Les liens classiques de solidarité avec la famille se diluent, se perdent dans  de nouvelles organisations sociales et familiales où rien n’est vraiment prévu pour la personne âgée.

Diverses composantes expliquent cette lame de fond qui mine une solidarité qui semblait  «naturelle»:

  • l’indépendance des jeunes générations a toujours impliqué la séparation avec les aînés. Cet éloignement va actuellement de pair avec une plus grande distance au plan humain. Les jeunes privilégient d’abord les affinités électives (par exemple les amis);
  • les nouveaux modes de vie commune avec des partenaires ne crée plus d’obligation légale ou de lien réciproque de secours envers la famille ascendante du compagnon;
  • l’importance des femmes exerçant une profession et les modifications de leur statut les obligent à suivre cette seule voie qui ne leur laisse aucun temps libre pour autrui en dehors du foyer. Or, la majorité des soins aux ainés a longtemps  été leur apanage;
  • la communication chaotique entre des générations modernes «hyper connectées», « technologiquement à la page » et des anciens «  non connectés » et qui ne sont plus  des «passeurs de savoirs»;
  • le déclin des spiritualités et des religions qui inculquaient le respect des anciens et des traditions bouleversent le champ des valeurs;
  • l’affaiblissement des aides informelles, du voisinage au profit de l’individualisme oblige les autorités à élaborer des mesures de prévention comme en France, où le recensement des personnes isolées indique à qui il faut porter secours en cas de canicule;
  • l’impossible synchronisation temporelle entre des personnes très occupées, très sollicitées professionnellement et des aînés sous-occupés, dégagés d’obligations sociales depuis longtemps;
  • la mobilité exigée des travailleurs complique la prise en charge des personnes âgées. Cette aide demande au contraire la proximité : les personnes âgées dépendantes sont peu mobiles;
  • l’exode des jeunes vers les villes laisse souvent une population rurale âgée plus démunie;
  • la misère dans beaucoup de pays et l’extrême instabilité de l’économie mondiale recentrent chacun sur ses priorités personnelles;
  • l’accès tardif des jeunes travailleurs à des revenus certains et réguliers ne leur permet pas de se faire épauler par des tiers, au moment où leurs parents ont besoin d’eux;
  • la durée allongée de l’aide nécessaire parallèle à la longévité nouvelle des aînés peut  impliquer pour la descendance des choix douloureux entre les exigences financières d’un foyer, notamment les études des enfants, et la générosité naturelle envers les grands-parents.

Pour déterminer le sort de leur population âgée, tous les pays oscillent entre 2 axes :

– Compter sur les solidarités familiales et le voisinage ;

– Instaurer une solidarité collective de l’Etat.

 

Compte le résume parfaitement Alain Grand (*):«Miser sur le tout familial risque de se traduire par de l’épuisement familial et un désengagement coupable de la solidarité collective. À l’inverse, miser sur l’État-providence, c’est encourager une certaine forme de désengagement des familles, une forme de dénaturalisation de l’aide, tout en grevant lourdement les budgets sociaux, sans compter les difficultés de recrutement des professionnels».

Contrairement à la plupart des autres pays qui ont laissé jusqu’ici le soin des personnes âges être porté plus par les familles ou le secteur privé, la Suède a évolué différemment.

 stoch 2.jpg

Œuvre d’art insolite à  Stockholm.

L’État suédois a depuis longtemps assuré lui-même la prise en charge des personnes âgées. Il a organisé un financement solidaire par l’impôt afin d’offrir des prestations de services à tous les habitants âgés sans s’occuper ni de leurs ressources financières ni de leur situation familiale. Ces services sont intégrés dans l’environnement de proximité de l’ensemble des Suédois.

La politique de bien-être suédois a un coût. La Suède est le pays du monde qui consacre la plus forte part de son produit intérieur brut aux seniors. En pourcentage du PIB, ses dépenses d’aide aux personnes âgées sont presque cinq fois supérieures à la moyenne de l’UE.

La crise économique et la situation des finances ont maintenant obligé le gouvernement suédois à prendre des mesures d’austérité en évaluant les besoins de chacun et en  recentrant les services sur les personnes dont les besoins sont les plus criants.

Habitués à cette norme qui fait que la dépendance n’est plus une affaire de famille et qu’ils s’en sont mentalement désengagés, les Suédois témoignent d’une préférence très marquée pour la prise en charge des aînés par les pouvoirs publics plutôt que par la famille.

Avec réalisme, il faut donc penser que chez nous aussi, on ne reviendra pas en arrière et qu’on ne restaurera pas la solidarité familiale traditionnelle. Les pouvoirs publics ont des budgets limités pour prendre en charge tous les aléas de la vieillesse. A côté de la famille et de l’État, doivent s’ajouter de nouveaux modes d’organisation. A inventer.

Une revendication émise par certains seniors n’est pas utopique: il s’agit, dans un cadre défini par eux, de la prise en charge des personnes âgées par elles-mêmes et leurs pairs. Certains projets sont en cours dans des pays voisins, par exemple le projet pilote Babayagas à Montreuil. Cette idée s’appuie sur le fait que l’occupation de réelles responsabilités permet aux seniors d’éviter la solitude, d’échanger leurs expériences entre eux et à leur rythme. Ces seniors restent combatifs, actifs et retardent largement la survenue de la grande dépendance.

* Trégoat Jean-Jacques, Grand Alain, Pennec Simone, Guberman Nancy, Jean Suzanne. « Il n’y aura plus personne pour s’occuper des vieux ». In : Santé, Société et Solidarité, n°1, 2006. Vieillissement et santé : idées reçues, idées nouvelles. Pp. 45-54.

Regard sur le monde : où fait-il bon vieillir ? (1/2)

Le préjugé relatif au traitement porté par la société aux personnes plus âgées au cours de l’histoire a déjà examiné. Nous avions pu voir que nos ancêtres n’étaient pas plus respectueux que nous envers leurs aînés.

 

Il existe un autre mythe qui persiste. Il consiste à penser que vieillir, ce serait mieux ailleurs. Le parcours senior serait idyllique partout ailleurs que chez nous, dans d’autres civilisations ou  cultures.

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 Sphère sans sphère. Arnolfo Pomodoro. Siège O.N.U New York

De nos jours, il ferait bon vieillir dans la  société africaine traditionnelle  qui reconnaît à la vieillesse, le droit à la parole et la respectabilité. Or, les mentalités changent et ce principe est en train de s’estomper car «L’aîné, le vieux ou la vieille, gardien du savoir et de l’expérience d’une civilisation basée sur l’oralité, est en déclin». 

Même si la culture zambienne prône ce respect des personnes âgées, le sort des seniors en Zambie n’est pas enviable en raison des problèmes sanitaires.

En Algérie, la famille connaît actuellement une crise de relâchement des liens familiaux traditionnels. « Les personnes âgées sont désormais «un poids pour leurs familles» et se retrouvent par centaines dans des centres spécialisés, après avoir été abandonnées par leurs progénitures ».

Pour faire face à ce phénomène le ministère de la Solidarité a élaboré une loi pour la protection et la préservation de la dignité des personnes âgées qui constitue une obligation nationale.

Au Maroc, la situation des personnes âgées dans la société dégénère aussi.

Avec une situation économique très favorable, en Asie, la Corée du Sud est le pays où le taux de suicide est le plus important au monde. Les autorités tentent de mettre en place des dispositifs de dernier recours face à cette tendance suicidaire des personnes âgées qui se considèrent comme un fardeau pour leur famille. Un «pont anti-suicides» a été inauguré dans la capitale Séoul et des portes anti-suicides placées dans toutes les stations de métro.

En Chine, la situation est préoccupante. 194 millions de Chinois sont âgés de plus de 60 ans.  Parmi ces personnes, peu ont des retraites correctes ou trouvent des établissements d’accueil ou de soins. Leurs enfants s’occupent de moins en moins d’eux.

Vu le nombre de parents délaissés par leur famille, une nouvelle loi chinoise est entrée en vigueur le 1er juillet 2013. Elle oblige les membres de la famille qui vivent séparés de leurs aînés à rendre à ceux-ci de fréquentes visites. Cette loi sur la protection des droits et intérêts des personnes âgées stipule simplement que les membres de la famille doivent rendre visite « souvent » à leurs proches âgés de plus de 60 ans.

La fréquence des visites n’est pas déterminée par la loi. Le premier procès a déjà eu lieu et concernait Madame Chu, 77 ans, mère et grand-mère. Le tribunal populaire du district de Beitang a imposé à sa fille au moins une visite à sa mère tous les deux mois et à l’occasion d’au moins deux des fêtes et jours fériés du pays.

Deux paramètres compliquent la prise en charge des seniors chinois:

1. La politique de l’enfant unique a  eu pour conséquence que ce seul enfant adulte peut se retrouver avec la lourde charge de parents vieillissants malades, éloignés géographiquement  et ce, dans un climat économique difficile.

2. Selon les Nations Unies, le vieillissement de la population chinoise sera supérieur à la moyenne mondiale (20%) et s’élèvera à 30% en 2050.

Le sort des aînés au Japon n’y paraît guère plus enviable puisque le vice-Premier ministre et ministre des Finances osa déclarer avant de se rétracter qu’il fallait laisser les vieillards mourir au plus vite pour affranchir le gouvernement du fardeau des dépenses entraînées par leur traitement médical.

En Asie du sud, L’Inde se pose la question de savoir qui va remplacer les enfants migrants auprès de leurs parents vieillissants.

Des personnes âgées «senior citizens» sans ressources s’y mobilisent pour faire valoir leur droit à vieillir dans des conditions décentes et notamment de pouvoir manger à leur faim.

 

Troisième pays le plus peuplé après la Chine et l’Inde, les Etats-Unis n’offrent pas de solution miracle: les seniors s’organisent eux- mêmes car « En Amérique, on ne peut compter aujourd’hui sur aucune aide dans tout ce qui est de l’ordre du social».

 

Même si les situations sont fort contrastées suivant le rythme du vieillissement démographique et la situation économique propres à chaque pays, la population de la planète vieillit  fortement.

La place des personnes âgées dans la société est une question qui se pose partout avec acuité. Le problème est délicat: c’est la première fois dans  le monde que des enfants parfois sexagénaires, dans des conditions économiques défavorables, peuvent être amenés à prendre soin de leurs parents pendant plusieurs décennies!

Autant le savoir, il n’y a aucun pays dans le monde qui offre ce tissu rêvé de relations humaines denses, chaleureuses, désintéressés pour accompagner nos vieux jours épineux et qui pourrait être un cocon pour seniors.

La majorité des personnes âgées dans le monde ne bénéficie, à l’heure actuelle, d’aucune aide publique de soutien comme une retraite ou un accès garanti à des soins et reste tributaire de la seule solidarité familiale.

Le fait est que, de nos jours, ce soutien majeur indispensable aux personnes très âgées ou dépendantes est toujours, dans le monde entier, uniquement et quasi quotidiennement assumé par de très nombreuses familles.

 

«Bons baisers de Cora Sledge» Leslie Larson.

«Elle n’était plus en sécurité chez elle». Ses trois enfants ont donc placé Cora, 82 ans, obèse, bourrée de pilules depuis des années, fumeuse invétérée, dans une maison de retraite «les Palisades».

Cora n’apprécie pas d’avoir dû quitter sa maison et sa chienne Lulu. Dans un cahier, elle se décide à écrire sans rien cacher. Elle y raconte l’histoire de sa vie et la vie du home.

Pour elle, « les Palisades », c’est la prison, l’enfer. Cora, volcan étouffé, explose avec un langage cru et imagé mais y tombe amoureuse du beau Vitus, pensionnaire comme elle.

Cette aventure amoureuse lui donne une nouvelle raison de vivre et quelques verdeurs ou audaces. Avec la bonne grâce de ses enfants et sa détermination, elle esquive de multiples écueils et retrouve la vie.

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« Il avait aussi servi sur les bateaux de croisière et dans les casinos de Las Vegas » page 102

(Bateaux de croisière à Venise)

L’auteur.

Née à San Diego, en Californie, Leslie Larson, journaliste et écrivaine américaine, vit à Berkeley. Elle a travaillé pour la presse et collaboré avec plusieurs magazines. Son premier roman est « Connexions » et le second. «Bons baisers de Cora Sledge». Elle consacre maintenant tout son temps à l’écriture.

Optimisme !

Voici un livre sur la vieillesse qui finit bien!

A tout âge, certaines situations désespérées peuvent se renverser favorablement.

L’entrée en maison de retraite est une modification de trajectoire. Pour certains, le parcours en maison de repos est vécu comme une hospitalisation prolongée ou une retraite dans un monastère. D’autres personnes vont y revivre soit parce qu’elles rompent avec la solitude et se resocialisent soit parce qu’elles sont déchargées des tâches du quotidien et peuvent s’ouvrir à d’autres  projets ou occupations. Pour d’autres encore comme Cora, l’entrée au home est un  électrochoc: elles décideront de sortir d’un système qui ne leur convient pas.

Sans en faire une caricature mais avec humour, Leslie Larson dépeint la vie dans une maison de retraite, le quotidien, les soins, les visites, les repas, les travers et les petites mesquineries.

La vie amoureuse, que ce soit celle des soignants ou des pensionnaires est le fil du roman. S’il est assez rare que des faire-part de mariage aient pour cadre des maisons de repos, les idylles y sont très nombreuses. Souvent le secret est bien gardé par le personnel soignant non dupe de rapprochements entre l’un ou l’autre résident. Les familles des pensionnaires sont, elles, bien souvent réticentes ou méfiantes face à ces flirts.

Débarrassé des corvées familiales, professionnelles et des vaines obligations, un boulevard s’ouvre au pensionnaire qui lui permet de réfléchir à ce qui lui a manqué ou qui lui manque. Le plus souvent, il a besoin de plus d’amour, de dialogue, d’attention. Ainsi Ernestine : veuve depuis de nombreuses années, Ernestine pensait ne jamais retrouver l’amour. Et pourtant, à la maison de repos de Jemeppe-sur-Sambre, elle est plus heureuse avec Ernest qui lui apporte beaucoup de tendresse et est très attentif.

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Au final, le séjour en home de Cora est 100% positif : il lui a permis de se refaire une santé, de faire la paix avec elle-même. Il lui donne les moyens d’être en maîtrise de sa vie.  « La vie possède une force bien à elle »: il n’est jamais trop tard pour en reprendre les rennes.


Cela dit, le livre met accessoirement en lumière les légitimes inquiétudes des enfants sexagénaires et la question du bon positionnement responsable face à la situation  dégradée de Cora. L’aide apportée par la fille de Cora, Glenda est critiquée par sa mère et n’engendre aucune reconnaissance. Les fils se préservent davantage et sont moins sollicités par leur mère.

Voyez aussi le commentaire de Gérard Collard sur ce livre:


  

Une phrase.

« Je l’aimais vraiment et quoi qu’il ait pu trafiquer, ce sentiment m’a fait du bien. Il m’a ramenée à la vie »

« Bons baisers de Cora Sledge »    de Leslie Larson (Editions 10/18) page 468.

Bruxelles, Place de la Monnaie et bleu polaire.

Un immense bloc de glace de huit fois la taille de Manhattan s’est détaché en juillet du glacier de Pine Island dans l’Antarctique. C’est un nouveau signe du réchauffement climatique. Depuis novembre, cet iceberg géant dérive dans l’Antarctique et peut menacer la navigation. Les autorités surveillent sa trajectoire.

Les icebergs, immenses blocs de glace d’eau douce, flottent sur la mer et prennent  parfois des teintes bleutées. On parle de bleu iceberg ou bleu polaire. 

Un iceberg est constitué d’eau. La quantité de lumière qui frappe l’iceberg diminue rapidement avec la profondeur de l’eau ou en l’occurrence, l’épaisseur de la glace. A cinq mètres de profondeur, l’intensité lumineuse n’est plus que le quart de celle enregistrée à la surface. Or, la lumière blanche résulte de la superposition des sept couleurs: l’eau absorbe les ondes rouges en premier mais au-delà de 30 mètres d’épaisseur, seules les fréquences bleutées subsistent et ressortent. La couleur bleue habille donc un vieil iceberg avec une grande épaisseur et peu de bulles d’air.

Ce sont ces ondes bleutées que nous retrouvons surla place de la Monnaie à Bruxelles avec l’installation multimedia Iceberg. Nous accueillons actuellement une œuvre artistique conçue par Atomic3, lauréat d’un concours Luminothérapie organisé à Montréal au Québec.

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Trois icebergs composés d’arches en aluminium, de différentes tailles, symbolisent les différents volumes de la vie d’un iceberg qui dérive. Les visiteurs passent sous les barres métalliques formant un long tunnel et expérimentent la fonte des glaces. Leurs passages réchauffent les couleurs et génèrent des sons ou des bruits de craquement un peu comme les bruits de l’eau qui s’infiltre dans les crevasses de ces montagnes de glace.

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Félix Dagenais,metteur en scène, et Louis-Xavier Gagnon-Lebrun sont les concepteurs d’Iceberg.

« A l’état de nature, le bleu polaire et les sons harmoniques évoquent la pureté boréale, déclare Félix Dagenais. Les gouttes d’eau se transforment ensuite en notes pour former une musique élaborée. »

Louis-Xavier Gagnon-Lebrun  explique que  l’idée de l’iceberg  pour faire vivre les espaces publics en hiver leur est venue car l’iceberg est le baromètre mondial du climat et que cette œuvre permet de susciter une réflexion sur le réchauffement climatique. 

 

A voir particulièrement la nuit tombée à Bruxelles, Place de la Monnaie jusqu’au  5 janvier 2014. Vu le succès, prolongation jusq’au 3 mars 2014.