«Les profanes» Jeanne Benameur

Octave Lassalle, ancien chirurgien nonagénaire qui s’est consacré entièrement à sauver des vies, anticipe et organise ses prochaines années. Il passe une annonce pour engager une équipe de vie, quatre personnes, un homme et trois femmes, qui viendront se relayer chez lui. Leur contrat sera de l’accompagner jusqu’ au bout s’il devenait incapable de s’assumer seul.

Sa femme est repartie au Canada, il y a longtemps, après le décès de leur fille unique Claire, fauchée par un accident et que son père n’avait pas osé opérer lui-même.

Nous découvrons la vie de chaque membre de cette équipe d’accompagnement. Marc Mazetti est chargé le matin de la toilette du chirurgien et de l’entretien du jardin. Après le déjeuner, Hélène Avèle artiste peintre, prend le relais et lui lit les nouvelles du monde. A elle, Octave réserve une commande bien précise. Yolande Grange range, nettoie et prépare le dîner. Une  jeune élève infirmière Béatrice Benoît assure la garde de nuit. Chacune de ses quatre personnes porte dans son histoire, une part d’ombre. » La vie de l’un peut éclairer la vie de l’autre. » Ensemble, ils vont former une communauté de mémoire autour de Claire, tisser des liens entre eux pour continuer et avancer dans leurs vies.

Le livre écrit dans un style limpide est d’une douceur infinie.

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«Je vous parlerai des plantes»

 L’auteur

Née en 1952 dans une petite ville d’Algérie, Jeanne Benameur  a été professeur de lettres jusqu’en 2001. Elle vit à Paris et a publié chez divers éditeurs notamment ‘Les Demeurées’,  ‘Ca t’apprendra à vivre’ , ‘ Les insurrections singulières’, ‘ Laver les ombres’

 

Sur la prévention et la mémoire…

Prévention: ce roman est une formidable démonstration d’une personne qui s’organise pour prendre soin d’elle jusqu’au bout. Octave anticipe sa fin de vie et trouve une solution personnelle et originale qui lui convient. Avant se s’engager, Octave Lasalle prend conseil pour définir un bon encadrement juridique.

Deux bases essentielles de la prévention apparaissent :

  • anticiper quand on a encore la possibilité de faire un choix et «une conscience aigue», quel que soit l’âge. (Octave Lassalle est nonagénaire).
  • développer un projet concret quel qu’il soit, qui anime la vie. Le chirurgien a pour moteur son souhait de faire réaliser une peinture.

Un autre exemple tiré de la vie réelle ? Le plus vieux marathonien du monde est un Britannique de 101 ans. Ce vieil agriculteur a commencé à courir à 89 ans, après la mort de sa femme et d’un de ses fils.

Mémoire: il y a peu, nous parlions ici de la mémoire, capacité individuelle qui fléchit avec l’âge.

Pour Octave Lasalle, la mémoire de sa fille commence à s’estomper. Il utilise une formidable astuce pour pérenniser le souvenir de sa fille en partageant en quatre pans, l’histoire de Claire avec ses quatre aidants qui ne l’ont pas connue. Il leur transmet ainsi le flambeau de la mémoire, les reliant subtilement les uns aux autres. La mémoire est certes individuelle mais…peut essaimer et s’appuyer sur d’autres personnes.


 Photos kindle.jpgUne phrase:

 «On peut laisser les années s’accumuler comme le sable sur une route de bord de mer. Il suffit  d’une marée plus forte d’un vent plus fort et le sable s’envole. En tourbillons. Par plaques. La route réapparaît. Juste par endroits. Et on sait qu’on n’a jamais cessé d’y être, sur cette route-là ».

Profanes, Jeanne Benameur. (Editeur : Actes Sud. Nombre de pages : 288  Date de parution : 2 janvier 2013)

Découvrez ce superbe roman et faites-moi connaître votre avis. 

D’autres pistes de recherches en biologie. (3)

Pour tenter de franchir les barrières  biologiques de notre condition humaine actuelle et transférer les atouts observés dans le monde animal à l’homme, les recherches s’orientent dans diverses voies.

Certains laboratoires tentent d’élucider les mécanismes cellulaires qui déterminent la durée de vie et la mort programmée des cellules (l’apoptose).

Le laboratoire de Siegfried Hekimi, biologiste de McGill et spécialiste du vieillissement utilise un organisme modèle d’invertébré, le nématode Caenorhabditis elegans. Il s’agit d’un petit ver transparent d’environ un millimètre de longueur, vivant dans le sol. Sa durée de vie est de trois semaines. En mutant un ou deux gènes, ce laboratoire a réussi à augmenter la durée de vie du vermiceau jusqu’à cinq fois.

Des nouvelles recherches de l’EPFL (Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne) menées avec des partenaires des Pays-Bas et des Etats-Unis, publiées au cours de ce mois de mai 2013 révèlent quel mécanisme, au sein des mitochondries, est responsable du vieillissement de l’organisme et déterminent le gène impliqué.Des vers nématodes traités avec des antibiotiques pour perturber ce mécanisme vivent plus longtemps et ont parfois vu leur espérance de vie multipliée par 1,6 !

Plusieurs responsables scientifiques étudient les capacités de régénération,  qui sont les facultés  d’une entité vivante à se reconstituer après destruction d’une partie de son corps. L’homme n’a pas cette capacité d’adaptation (*). Cette piste si elle aboutit pourrait peut-être permettre le cas échéant de régénérer un bras ou une jambe.

Des biologistes  s’intéressent ainsi à l’extraordinaire capacité de l’axolotl, une salamandre aquatique du Mexique: elle peut régénérer plusieurs parties de son corps comme sa mâchoire, ses pattes, ses branchies et sa queue. Le gène responsable d’une telle prouesse est identifié et présent chez les mammifères  mais inhibé par un autre gène.

Le  poisson zèbre a lui aussi cette étonnante faculté de régénérer indéfiniment ses membres et même ses yeux ou son cœur. Scott Stewart du Salk Institute for biological Studies explique que le poisson zèbre réveille certains de ses mécanismes endormis depuis le stade embryonnaire.

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Source de vie, l’océan est un milieu naturel extrêmement riche en biodiversité loin de nous avoir livré tous ses secrets.

 

*  Chez l’homme, on ne connaît que  la régénération du foie.

Lézarder le mur de la longévité biologique (2)

Si la progression de la longévité humaine se heurte à un mur invisible (voir article 1), on n’a pas encore découvert les causes  de cet arrêt programmé de notre corps au-delà d’une très longue durée de fonctionnement.

La nature nous offre de nombreux exemples qui surpassent largement la durée maximale de la vie humaine.

Dans le règne végétal, on pensera aux arbres millénaires comme le dragonnier millénaire de Ténérife. D’autres arbres sont quasi indestructibles comme le gingko, arbre majestueux pouvant atteindre 40 à 50 mètres de haut. Les plus vieux gingkos en Chine sont âgés de 3000 ans. Cette espèce résiste même aux facteurs exogènes comme les cataclysmes. Quand  la ville nippone d’Hiroshima fut anéantie en 1945 par une bombe nucléaire, toute vie fut détruite. Plusieurs ginkgos reverdirent là où tous les végétaux étaient anéantis. Les feuilles du ginkgo résistent aussi au feu et lorsque le tronc d’origine est atteint, la vie renaît par les racines.

 

Dans le règne animal,

  •  Les invertébrés gagnent la palme de la longévité.

L’espèce la plus âgée découverte à ce jour est un clam d’Islande (Arctica islandica), un mollusque vivant dans l’océan Atlantique Nord: le nombre de stries de sa coquille indique que ce mollusque aurait vécu entre 405 et 410 ans. 

Selon des recherches scientifiques, une méduse la Turritopsis nutricula  serait le seul être vivant « immortel », ce qui veut pas dire qu’elle soit indestructible, ni susceptible d’êtrte touchée par les maladies, les accidents ou les prédateurs.

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Un autre regard sur la méduse…menace ou alliée ?

Originaire de la  mer des Caraïbes et découverte par des chercheurs en biologie de l’université de Lecce, cette méduse quasi immortelle mesure tout au plus 5 mm.  La maturité atteinte, cette espèce de méduse ne meurt pas mais rajeunit et se régénère. Le professeur Shin Kubota, de l’université de Tokyo aurait trouvé la clé de ce processus dans les tentacules de la Turritopsis nutricula.  « Ces cellules se trouvent également dans notre corps, mais elles sont dormantes quand nous en avons besoin, nous explique le Docteur Matthias Obst, biologiste à  l’université de Göteborg. Maintenant, il faut trouver le gène qui active la protéine qui régénère. » On devine l’intérêt de cette recherche qui ouvre des pistes pour remplacer naturellement des cellules  humaines défaillantes en cellules neuves.

Ces méduses immortelles prolifèrent à travers les océans du monde entier, au point que le Docteur Maria Miglietta de l’institut marin tropical de Smithsonien a déclaré aux journalistes : « Nous nous préparons à une invasion silencieuse mondiale». 

  • Parmi les vertébrés:

-Pour les animaux terrestres à sang froid dont le métabolisme est ralenti pendant les heures froides, ce sont les des Tortues géantes des Seychelles qui détiennent le record de vie avec 150 ans à 200 ans.

-Pour les animaux à sang chaud, des examens ont pu déterminer un âge de 150 à 200 ans pour certaines baleines Boréales.

Le record suivant, parmi les animaux à sang chaud, serait en principe celui des hommes. Ou plutôt celui d’une femme (120 ans), n’est-ce pas ?

Heurter «le mur de la longévité» (1)

En Belgique, l’espérance de vie franchit le cap des 80 ans! (82,9 ans pour les femmes et atteint 77,8 ans pour les hommes).

Chaque année, l’espérance de vie croît de 1 à 3 mois, peut-on imaginer qu’il deviendra banal de vivre jusqu’à 100 ans ? Nous constatons que les centenaires sont déjà très nombreux.

Par contre, la probabilité pour un centenaire de devenir un «supercentenaire (110 ans) est très faible (moins de 0,5 %) dans les conditions actuelles de mortalité.

Pourrait-t-on aller plus loin et vivre 150 ans si les progrès de la médecine augmentent encore notre espérance de vie?

Selon certains spécialistes, nous nous heurterons sans doute au «mur invisible de la longévité», c’est-à-dire « une longévité maximale, programmée dans nos gènes » (1), que l’espèce humaine ne pourrait pas dépasser et qui s’établirait entre 100 et 110 ans.

La limite scientifique incontestable actuelle se situe toujours à 122 ans, l’âge de Jeanne Calment. Elle est la personne ayant vécu le plus longtemps au monde et dont la naissance a été établie avec certitude. 114 ans semble un cap difficile à franchir pour les supercentenaires et constitue la limite masculine de longévité.

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Fontaine de Jouvence, fontaine de vie, ou fontaine d’immortalité? (Alhambra Grenade)

Imaginer une vie sans limitation de durée ou même une quasi immortalité n’est pas utopique pour certains.

Le vieillissement reste toujours la première cause de mortalité dans le monde.

Dans son livre «La Perspective de l’immortalité» en 1962, Robert Ettinger, un mathématicien, fut la première personne renommée  à envisager l’hypothèse de l’immortalité et à s’en donner les moyens. Dans ce but, il développa et promut la cryogénisation.

En biogérontologie, diverses hypothèses sont avancées. L’anglais Aubrey de Greyvise la recherche de la jeunesse éternelle, la mort ne serait plus liée à la vieillesse. L‘ostéopathe américain Ronald Klatz cherche à allonger la durée de vie humaine de manière maximale par la médecine anti-âge qui vise «à ralentir, arrêter, ou renverser les phénomènes associés au vieillissement». Dès les premiers signes de défaillances liées à  l’âge, une «remise à zéro» de la machine humaine serait aussi utile qu’une réinitialisation  d’ordinateur. On comprend que toutes ces pistes suscitent débats et polémiques au sein de la communauté scientifique.

Le mouvement transhumaniste souhaite faire progresser l’espèce humaine ou la rendre quasi-immortelle avec l’aide des nouvelles technologies: l’informatique, les bio- et nanotechnologies et les nouveaux développements de la  connaissance du cerveau (2). Didier Coeurnelle, co-président belge de l’association européenne Heales déclare se situer « dans le même type d’optique ». Il étudie ces évolutions scientifiques en analysant les avantages et obstacles relatifs à l’extension de la durée de la vie.

Si cette quête de la fontaine de jouvence semble encore relever de la science-fiction pour nos contemporains et est très loin du cadre concret de la prévention individuelle pour notre avenir senior de qualité, elle a au moins deux utilités. Elle permet de:

  1. mettre en lumière les bouleversements éthiques, sociologiques, économiques, écologiques auquel le simple allongement actuel de l’espérance de vie conduira. Nous vivons déjà cette révolution démographique!
  2. susciter des recherches non pas pour un simple prolongement de la vie mais bien pour un prolongement de la vieen bonne santé et sans incapacité, ce qui pourrait créer de belles avancées scientifiques.

Certains experts tempérent l’optimisme et pensent au contraire que l’augmentation de l’espérance de vie touche à sa fin ou régresse. Selon eux, les progrès médicaux pourraient être freinés par nos modes de vie peu respectueux de la nature (malbouffe, pollution, …).

 

 

(1)  Notamment l’avis du Dr Yves Joanette, professeur à la faculté de médecine de l’Université de Montréal et directeur scientifique de l’Institut de recherche sur le vieillissement du Canada. Article de Jean- François Cliche.

(2)  Le scientifique américain Ray Kurzweil, apôtre du transhumanisme, prédit que dès 2029 l’intelligence artificielle égalera celle de l’homme.

Court séjour en home

Madame Chausteur nous relatait ici son séjour aux Charmilles. Comment s’organise ce type d’accueil temporaire ?

A partir de 60 ans, en cas de difficultés, il existe une intéressante possibilité pour tous de faire une halte et de séjourner de manière temporaire dans une maison de repos.

Certaines maisons de repos, ou maisons de repos et de soins, ont la possibilité d’accueillir des personnes âgées de 60 ans au moins, en court-séjour ou séjour temporaire pour une durée de quelques semaines à 3 mois maximum par année civile avant qu’elles ne regagnent leur  domicile.

Cet accueil temporaire est une  prise en charge complète. Cette piste souvent méconnue est accessible à tous et n’est pas uniquement réservée aux convalescents ou aux personnes munies de certificats médicaux.

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Les raisons d’un séjour temporaire peuvent être diverses :

  • Période de répit pour le conjoint aidant,
  • Garantie pour un conjoint aidant lui-même hospitalisé que l’autre membre du couple est pris en charge,
  • Convalescence après une sortie d’hôpital,
  • Ecart du domicile si des travaux sont nécessaires au logement,
  • Congé de la famille aidante,
  • Première prise de contact avec une maison de repos
  • etc…

Cette formule permet soit de faire une pause, soit de réfléchir à l’entrée future en home. La finalité du court séjour reste sans ambiguïté le retour du résident à domicile.

J’ai rencontré dans un home bruxellois…

  • une dame de 78 ans qui ne voulait pas rester seule en hiver chez elle et passait 3 mois  dans le home avant de regagner sa maison assez isolée en brabant wallon,
  • une autre résidente qui souhaitait« tester » une maison de repos avant de quitter définitivement son appartement,
  • un monsieur, 62 ans, veuf, toujours actif, qui y faisait sa convalescence après une grave opération.

En cas de convalescence

Les séjours hospitaliers sont de plus en plus brefs. Pour un convalescent isolé, un court séjour en maison de repos est une opportunité offrant plus de sécurité qu’un retour brutal au domicile. Une présence constante, des repas préparés et les soins sont assurés. Beaucoup d’hôpitaux ont d’ailleurs des liens privilégiés avec quelques maisons de repos proches de leur implantation  pour permettre l’accueil de convalescents sortants et intéressés par cette formule.

Toutes les maisons de repos et maisons de repos et de soins n’organisent pas ces accueils courts car elles doivent être titulaires d’un agrément pour le type de séjour, pour le nombre de lits, et avoir des chambres réservées au court séjour. D’autre part, selon la période, leur équipement ou la disponibilité de leur personnel, ces établissements peuvent ne pas recevoir des personnes demandant des soins trop lourds à gérer dans le cadre d’un court-séjour. L’accueil est avant tout une question de dialogue avec la direction pour assurer une prise en charge fructueuse.

Rappelons que certains convalescents sur base d’un rapport médical indispensable et suivant la nature de leur pathologie ont aussi l’option d’intégrer un centre de revalidation.

Entre la phase de traitement aigu et le retour à la maison, une autre alternative pour des personnes gravement malades ou malades chroniques, consiste à séjourner quelques semaines dans un centre de convalescence de la mutuelle. Il faut s’adresser à sa mutuelle qui détermine les conditions d’accès à ses centres adaptés souvent situés à la mer ou dans les Ardennes.


Ces trois formules, qui peuvent parfois se combiner, permettent de réaliser la transition nécessaire avant un retour en bonne condition au domicile.



Où trouver ces maisons de repos ou maison de repos et de soins pour un accueil temporaire ?

Bruxelles

a) Sur le site www.ccc-ggc.irisnet.be , sous le Titre « Institutions agréées » (par la Commission communautaire commune):

  • Maisons de repos et de soins (MRS): rubrique « Politique de la Santé », vocable « Accueil et Hébergement »;
  • Maisons de repos (MR):   rubrique « Aide aux personnes », vocable « Personnes âgées ».

 b) Toujours sur le territoire bilingue de Bruxelles-Capitale  sont agréés d’autres établissements par la  Commission communautaire française, que l’on peut localiser via ce lien

 c) Communauté  communautaire flamande: voir  vgc


Wallonie

sur le site du Service public de Wallonie:  voir le sitesanté. Dans la rubrique des documents téléchargeables (à droite de la page) figure une liste actualisée des établissements d’accueil, y inclus le court-séjour.

«Une soirée d’été aux Charmilles, Auvelais… »

Lors d’une période de convalescence avant de regagner son domicile, Madame Chausteur, écrivain, 94 ans, a séjourné en court-séjour aux Charmilles à Auvelais. Elle nous décrit comme un peintre impressionniste une soirée d’été dans l’établissement.


Fenêtre ouverte pour profiter du soleil, j’aperçois dans la prairie un petit oiseau, ventre tout blanc, tête, dos, queue noirs, c’est une pie.

Elle picore ou se rafraîchit à l’ombre d’arbres en fleurs, peu nombreux dans la verdure épaisse qui les entoure…Calme et beauté!

Le soleil a reculé. Pardon! Erreur, c’est la Terre, incapable de rester en place. Le ciel d’un bleu timide se cherche une place entre des nuages divers qui eux aussi me font rêver!

Ici, le profil d’une île connue; là les volutes d’une cheminée, la dentelle d’une vague marine.

Stop! Et les Charmilles?

Ce ne sont pas des abris de feuillage à buts divers comme ceux des dames et demoiselles de la Cour de France, dans un passé très loin.

Beaucoup mieux : un grand bâtiment solide, bien agencé. Une maison de repos et de soins aux buts précis.

Ce n’est pas un abri précaire, c’est la sécurité assurée dans des bâtiments solides, bien étudiés, agréables, sur une vaste superficie pour l’ensemble « immobilier»et une large étendue pour les bienfaits de la nature.

Une « Maison de vie » pour les délaissés, des blessés, des victimes d’une existence peu favorable, pour des personnes d’un âge avancé(troisième ou plus) atteintes par des accidents corporels, des maladies, des infirmités, pour quoi ou pour qui, la médecine actuelle, malgré ses progrès constants, ne peut plus grand-chose.

Le vingtième siècle qui parait déjà si éloigné pour certains, n’a pas manqué de guerres dans notre pays, en Europe et dans le monde: cherche-t-on une compensation? Il faut par exemple toujours aller plus vite: trains, autos, avions, bateaux, rencontres et réussites personnelles; par contre, l’ancien espace vital a rétréci, telle l’antique «ferme», demeure familiale où plusieurs générations restaient, séparées sous un même toit.

Les Charmilles assurent donc le relais, la vie et bien sûr, les soins!

Aux trois étages occupés par les résidents, des «blouses blanches d’uniforme», survêtement de précaution, virevoltent dès le matin pour distribuer et surveiller, les directives médicales inscrites pour chacun, aider les moins valides à revêtir une tenue valorisante,…

Ensuite une autre desserte roulante (accompagnée bientôt par les sourires des nouveaux résidents) : une brosse- balai! Son manche est presque aussi long que la taille de la préposée à l’hygiène et la propreté des locaux publics et privés!

Les équipes responsables de la restauration déposent, dans les chambres ou sur les tables conviviales de la vaste salle à manger, les assiettes d’aliments des plus naturels.

A côté d’autres spécialistes officiellement reconnus, il faut ajouter des bénévoles, parfois anciennes ; leur coup d’œil «panoramique» sur les personnes et sur les choses obtient toujours des résultats favorables à tous.

«La nuit s’étend sur les champs de  bataille»  (Victor Hugo – début du 19e siècle). Non! En astronomie, l’obscurité vespérale ne descend pas, elle monte peu à peu, au fur et à mesure que la Terre-Planète s’éloigne de la Terre-Sol, par son mouvement perpétuel.

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Au fond du tableau, un bruit…? Ferroviaire? Oui! Des trains; le modeste: Charleroi-Liège ou le long France- Allemagne (ou Paris – Aachen…). Plus haut, un itinéraire routier, électrique, s’allume pour les noctambules…

Bonne nuit, les Charmilles!

Marie-Andrée Chausteur.

Mai-juin 2012

 

Publié avec l’aimable autorisation de l’auteur (publié dans Charmillésime octobre 2012)

Femme de lettres, enseignante, Marie-Andrée Chausteur a publié des récits, romans, des recueils de poésie pour enfants («Brindilles»-3 tomes). Outre ses œuvres de fiction, elle a publié des récits inspirés de voyages. De nombreux prix littéraires couronnent son œuvre.

Son dernier ouvrage «Femmes obstinées… Droits conquis!» évoque le destin de toutes ces femmes qui furent des pionnières et ont marqué l’histoire des sciences.

Possibilité d’acquérir l’ouvrage en  contactant l’auteur  (tél 081 734612)

« La vieille dame du riad » Fouad Laroui

François et Cécile, la quarantaine, décident de prendre une année sabbatique. Ils quittent Paris et se retrouvent à Marrakech où ils acquièrent un riad. Lors de leur installation, ils trouvent «une vieille femme», dans une des chambres du riad. Embarrassés et dépassés par la présence inattendue de cette petite femme noire presque centenaire, ils cherchent aide et conseil chez un voisin professeur d’histoire, chez un commissaire, auprès du consul. La vieille dame mystérieuse, l’esclave d’une ancienne famille du riad, semble attendre le retour du «fils» Tayeb. Il était parti au combat lors de la seconde guerre mondiale. Des Français devraient le ramener dans ce riad…

L’auteur, Fouad Laroui s’est adjoint un des principaux personnages du roman, le professeur d’histoire Mansour pour plonger le lecteur dans un tourbillon de subtilités, voire de facéties, le sel de la vie à Marrakech. En racontant l’histoire de Tayeb qui s’est engagé deux fois, d’abord dans les troupes d’Abdelkrim pour combattre les Français et les Espagnols dans le nord du Maroc, puis dans l’armée française durant la seconde guerre mondiale, l’écrivain dévoile une intéressante page de l’histoire du pays (des années 1912 jusqu’à la fin de la 2ème guerre mondiale) et magnifie l’abnégation des soldats marocains sur les champs de bataille africains et européens. Le Maroc a résisté à la conquête occidentale mais une conférence, tenue à Algésiras à l’hôtel Reina Cristina en 1911, «moment de troc planétaire» régla le sort du pays.

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D’un vieil album photo, une carte postale de l’hôtel Reina Cristina en 1955.

L’auteur

Fouad Laroui est un économiste et écrivain marocain né en 1958 à Oujda à la frontière du Rif au Maroc. D’expression française et néerlandaise, il est professeur de littérature à l’université d’Amsterdam. Il a publié entre autres « Les Dents du topographe », « De quel amour blessé », »Une année chez les Français ».

Sur la vieillesse…

La Vieille Dame du riad est un roman déroutant frôlant parfois le fantastique. La vieille dame pourrait n’être qu’un spectre. Support d’un coup monté, elle n’ouvre pas une seule fois la bouche! Les nouveaux propriétaires du riad ne peuvent la jeter dehors: c’est une personne fragile et apparemment sans famille. Pour eux, Français, c’est un choc de cultures. Le commissaire Chabane leur rappelle les usages marocains «on les (nos vieux) garde chez nous en famille…» et «…il y a un article de notre code civil qui impose aux enfants de nourrir et loger leurs parents âgés». Selon l’auteur, les traditions disparaissent, un premier hospice a vu le jour à Casablanca. Comme pourrait improprement laisser penser le titre, La Vieille Dame du riad apparaît et reste pour le lecteur, voilée de mystère.

Le film Hors zone (2012) du réalisateur Noureddine Douguena donne,  lui, un éclairage actuel et un signal d’alarme au sujet de la situation des personnes âgées au Maroc qui risque de dégénérer. Inspiré d’une histoire vraie, cette œuvre cinématographique raconte le sort de deux hommes âgés abandonnés dans la rue par leurs propres enfants et qui se retrouvent, à leur âge avancé, confrontés à la dureté et aux aléas de la vie. La maltraitance des parents et leur abandon par leurs familles est l’un des phénomènes sociaux devenu de plus en plus fréquent dans la société marocaine.

Il est évident que cette farce moderne La Vieille Dame du riad n’avait pas pour cadre d’analyse la situation d’un senior au Maroc. Les différences culturelles entre la France et le Maroc sont bien le thème premier du livre et Fouad Laroui manipule les personnages avec dérision pour démonter leurs stéréotypes.

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Une phrase

«La vieille dame ne bougea pas. Il poussa l’écuelle doucement vers sa bouche et eut l’impression étrange que l’objet ne rencontrait aucun obstacle, comme s’il pénétrait dans une sorte d’éther à visage humain. Ce devait être une illusion d’optique» Page 76 « La vieille dame du riad »   (Julliard, 2011, version Pocket)

 

« Briser la montre n’arrête pas le temps qui fuit » Proverbe suisse

Les hommes ont toujours senti la nécessité de mesurer le temps qui passe pour organiser leur vie.

Pourquoi l’industrie horlogère s’est-elle particulièrement développée en Suisse ? 

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Dès 1541, Calvin, installé à Genève, interdit le port de bijoux, accessoires superflus de séduction au regard de la religion protestante.  Dès lors, ils obligent les joailliers qui ont une grande réputation à l’étranger, à trouver d’autres débouchés. Ce sera, « la boîte de montre » qui n’entre pas dans la liste des bijoux interdits par Calvin. Les joailliers genevois incrustent les montres de pierres précieuses et développent ainsi l’horlogerie de luxe.

La Suisse, ou plus officiellement  la « Confédération suisse », est un État fédéral formé de 26 cantons. Même si elle a conclu des accords bilatéraux et entretient des relations étroites avec l’Union européenne, elle n’en fait pas partie.

La Suisse compte presque 8 millions d’habitants qui parlent l’allemand, le français, l’italien et le romanche. La population est de confession catholique (41,8 %) ou protestante (35,3%). La population étrangère représente 22 % de la population. Parmi cette  population étrangère, 39 % résident en Suisse depuis 10 ans ou plus et 21 % y sont nés.

Actuellement, l’espérance de vie à la naissance en Suisse est de 80,3 ans pour les hommes et de 84,7 ans pour les femmes. L’âge médian est de 42 ans. Le taux de fécondité (1) est 1,47 enfant par femme.

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Pyramide des âges 2010


-population âgée de 0 à 14 ans : 15,2 %

-population âgée de 15 à 64 ans : 67,8%

-population âgée de 65 ans et plus : 17%


Les jeunes de 0 à 19 ans dont la proportion était de 40,5% en 1900,  ne représentent plus  aujourd’hui que 22,8% de la population.

 

 

75 % de la population suisse vit dans  les 136 concentrations urbaines.

Zurich compte 372.000 habitants, Genève 191.000 habitants.

Berne, la capitale, n’arrive qu’en 5ème position avec 124.000 habitants après Bâle et Lausanne (136.000 habitants).

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Bord enchanteur du lac Léman à Lausanne

La pyramide des âges illustre clairement  le vieillissement démographique suisse qui se poursuit d’année en année. En 2011, la proportion de personnes âgées de 65 ans ou plus a atteint 17%, et 1.401 personnes sont centenaires. (2)

Fin du 20ème siècle, le groupe 65 à 79 ans a connu une croissance  différenciée avec une diminution de cette population dans les villes et un accroissement dans les régions périphériques. Les régions rurales sont très concernées par le grand vieillissement (80 ans et plus).

A partir de 2030, l’Office Fédéral de la Statistique (OFS) prévoit un vieillissement accéléré, avec un pourcentage de personnes des plus de 65 ans à 20% et une croissance massive de la proportion des grands vieillards (80% de 80 ans en plus d’ici à 2030). Les régions alpines et rurales seront fortement touchées par ce phénomène.

 « Les cantons urbains comme Genève, Vaud ou Zurich bénéficieront de flux migratoires assez importants pour permettre de rééquilibrer leur pyramide des âges ».

L’évolution de la société, les modes de vie en solo et les évolutions démographiques actuelles amènent les responsables suisses à s’interroger «sur les risques de solitude d’une part croissante de la population arrivant aux âges de la retraite sans réseau familial de soutien» (3).

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1. Pour assurer le simple remplacement des générations, le taux de fécondité doit être de 2,05 enfants

2. La population de la Suisse 2011 OFS. Neuchâtel 2012

3. Âges et générations – La vie après 50 ans en Suisse  Recensement fédéral de la population 2000  Office féderal de la statistique page 135

– La Mémoire – L’entretenir et la développer…

Au fil du temps, nos facultés intellectuelles faiblissent un peu et notre mémoire suit la même courbe. Continuellement sollicitée, elle se dérobe parfois et nous joue des tours que nous supportons mal. « Rien n’est plus agaçant que de ne pas se rappeler ce dont on ne parvient pas à se souvenir et rien n’est plus énervant que de se souvenir de ce qu’on voudrait parvenir à oublier » dit Pierre Dac.

Outre les tracas de ne plus retrouver une facture au moment opportun ou de ne pas se rappeler le titre d’un film au cours d’une conversation, une petite peur s’insinue en nous car nous connaissons autour de nous beaucoup de personnes, frappées par la maladie d’Alzeihmer, qui nous bouleversent.

La mémoire est la capacité individuelle à se rappeler des expériences passées. Elle s’appuie sur un système très complexe qui permet à chacun de disposer d’un champ mental dans lequel ses souvenirs, qu’ils soient récents ou éloignés, sont enregistrés, conservés et qu’il peut retrouver et restituer. Cette faculté de mémoriser joue un rôle dans notre construction personnelle, dans notre identité, le développement de notre imagination, la coloration de nos émotions et notre intégration sociale.

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C’est la base même de tous nos apprentissages qui se stockent et se construisent module par module en se cimentant les uns aux autres comme une mosaïque. Le siège de notre mémoire est notre cerveau, capable d’enregistrer environ un million de milliards de bits, soit beaucoup plus que n’importe quelle machine. Mais le cerveau humain enregistre avec discernement et non de manière simplement mécanique pour ne sélectionner que des informations utiles à notre parcours.

Le cerveau est l’organe humain le plus précieux et il vieillit relativement bien, même si à partir de 45 ans, on peut noter certains signes de lassitude. Une plainte liée à la mémoire défaillante est exprimée par 50% des sujets âgés de plus de 50 ans et 70% des sujets de plus de 75 ans.

Les oublis bénins tels que révèlent les questions « Où sont mes lunettes? » « Où sont mes clefs? » et maintenant « Où est mon GSM? » sont liés à un vieillissement normal. Ces plaintes ne signent pas systématiquement des traits de vieillissement pathologique comme ceux provoqués par la maladie d’Alzeihmer ou une autre maladie cérébrale.

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En cas de fléchissement normal de la mémoire, un ouvrage pourra utilement vous guider. Marie- Paule Dessaint, dans son livre (1) « La Mémoire, l’entretenir et la développer »  vous incite à entretenir «une mémoire vive, alerte et heureuse afin de préserver ce joyau parmi les plus précieux jusqu’à un âge avancé». Elle propose une centaine de trucs, de conseils, «de règles élémentaires d’hygiène de vie, simples mais très efficaces pour améliorer rapidement votre mémoire et par ricochet votre vie au quotidien ».

En effet, en cas de troubles sans gravité de la mémoire, il faut savoir qu’exercer régulièrement ses fonctions intellectuelles (jeux de réflexion et de logique comme Scrabble, dames, échecs, mots croisés, participation à des activités sociales, sportives, etc) permettent de multiplier les connexions neuronales et donc de stimuler la mémoire.



(1)  « La Mémoire     L’entretenir et la développer » Marie- Paule Dessaint  200 pages, Editions Le Dauphin Blanc (septembre 2008)

 

Brique 2013 et Communication de chantier (pour particuliers)

Batibouw 2013 est à nos portes.

Comment trouver l’entrepreneur qui réalisera notre rêve ?

Auparavant, la procédure d’enregistrement de l’entrepreneur en construction prouvait son professionnalisme et le respect de ses obligations fiscales et sociales. La vérification par l’enregistrement nous permettait de savoir si l’entrepreneur que nous comptions engager était ou non au bord de la faillite. En outre, faire appel à un entrepreneur enregistré était nécessaire pour bénéficier d’avantages fiscaux.

La procédure d’enregistrement comme entrepreneur a été supprimée.

Mais la responsabilité solidaire pour le paiement des dettes fiscales ou sociales a été  étendue en cascade pour tout  le secteur du bâtiment (p.ex. construction, fabrications métalliques, électricités,…). Le donneur d’ordre (maître d’ouvrage) et l’entrepreneur (qu’il s’agisse de l’entrepreneur général ou des sous-traitants) peuvent donc être tenus au paiement des dettes sociales et fiscales de n’importe quel sous-traitant intervenant dans la chaîne des entreprises actives sur un chantier, sauf s’il effectue une retenue sur la facture de son cocontractant.

Ce système de responsabilité solidaire, avec l’obligation de retenue, n’est pas applicable aux personnes physiques qui font exécuter des travaux à des fins privées. C’est le cas pour la construction et la rénovation de sa maison.

Comment procéder pour le choix de l’entrepreneur ?

Le site du SPF Economie  nous donne tous les conseils judicieux pour sélectionner un entrepreneur et vérifier notamment ses compétences professionnelles. Le recours à un entrepreneur enregistré n’est plus une condition nécessaire pour l’octroi des avantages fiscaux.

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Une communication claire est indispensable.

Sans précision de notre part dans notre appel d’offres, l’entrepreneur que nous choisissons  peut confier le chantier à un sous-traitant.

La suppression de l’enregistrement a considérablement simplifié les démarches d’installation d’entrepreneurs étrangers qui œuvrent très nombreux et souvent avec satisfaction comme sous-traitants d’entreprises belges.

Dans notre cahier des charges, nous pouvons demander que l’entrepreneur qui soumissionne précise dans son offre s’il fera appel ou non à des sous-traitants et le nom de ceux-ci.

Ensuite, notre choix effectué parmi les offres reçues, les accords écrits avec l’entrepreneur retenu mentionneront aussi précisément :

  • les dates de début et de fin de travaux, avec une sanction en cas de non-respect des délais.
  • les dates régulières de visite sur le chantier de l’entrepreneur principal en cas de sous-traitance, et ce, pour éviter tout malentendu. Il s’est engagé non seulement sur le prix, le délai mais aussi sur la garantie de bonne exécution de nos travaux. Avec notre architecte, l’entrepreneur avec qui nous sommes alors engagés est bien notre interlocuteur.  

Tout cela pour éviter de bâtir et … pâtir comme Agnès et Pierre qui se sont retrouvés englués durant plusieurs mois dans le chantier de leur maison, sans la moindre possibilité de communiquer: aucun ouvrier ne parlait leur langue. « La moindre petite vétille devait transiter par le cabinet d’architecture qui devait relayer car l’architecte  n’avait pas  non plus de communication directe avec le personnel de notre chantier. Certains jours ou périodes, il n’y avait personne sur le chantier; nous ne savions même pas pourquoi. Le retard a été considérable ».

Une bonne organisation de la communication sur le chantier permet de surmonter des préoccupations basiques ou les soucis inévitables d’une construction ou rénovation. Le stress sera moindre tant pour les travailleurs que pour le maître d’ouvrage non habitué à la complexité d’un chantier.