Résidences-services, seniories en Belgique (2/2)

« Gagatorium » dénonce l’absence de contrôle des résidences privées pour seniors, en France.

En Belgique, tant les maisons de repos que les maisons de repos et de soins et les résidences-services sont encadrées et doivent être agréées.

Maintenant apparaissent aussi, chez nous, d’autres logements collectifs à destination des seniors: résidences avec services, résidences avec service hôtelier, seniories,  seniors- flats…

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Chacun son transat…

Le terme générique « résidence » couvre un ensemble hétérogène d’hébergements :

  • Des copropriétés ou immeubles d’appartements, de vacances  s’appellent « Résidence ».
  • Pour s’adresser au public senior, le terme « Résidence » très joli, porteur d’un parfum de prestige est largement utilisé. Des maisons de repos, des maisons de repos et de soins ont choisi le mot « Résidence » dans leur dénomination ou l’emploient couramment.
  • On ajoute à ces multiples usages du mot « Résidence », les résidences-services agréées et d’autres résidences avec services qui voient le jour un peu partout.

Une certaine confusion s’installe dès lors sur la nature de l’accompagnement proposé aux divers « résidents » seniors.

Pour se repérer, il faut distinguer  les résidences-services qui sont agréées et d’autres résidences qui s’apparentent à des copropriétés « normales » avec services.

Les résidences-services sont définies légalement (*). Elles sont agréées et ont  un accord privilégié avec une maison de repos ou une maison de repos et de soins. Cet accord permet le transfert prioritaire du résident en perte d’autonomie grave et définitive. Cette formule intéressera des personnes encore autonomes qui ne veulent pas s’orienter vers une maison de repos mais veulent y rentrer rapidement en cas de difficulté. Dans une résidence agréée, la fourniture des services promis est toujours garantie (pas de suppression du service restaurant par exemple…). Une certaine mixité sociale est promise dans le futur avec des projets de résidences-services sociales pour personnes âgées.

Pour les autres résidences avec services : de nombreuses promotions immobilières proposent des larges services facultatifs payants à destination d’une clientèle très aisée mais aussi d’un public plus vaste. Le public visé au départ est clairement le groupe des seniors de la soixantaine, autonomes ou valides. Ce concept de résidence avec services n’a rien à voir ni avec une maison de retraite ou une maison de repos et de soins ni avec une résidence médicalisée. La formule s’appuie sur une copropriété  de logements ou d’appartements plus ou moins adaptés. Souvent située en ville, idéalement  à proximité de commerces ou d’espaces verts, cette copropriété mettra en avant son cadre sécurisé, paisible ou  rassurant. Elle comprend selon les cas des espaces collectifs: bibliothèque, piscine, salle vidéo, restaurant, cafétéria, salle de réception, salle de fitness, laverie, salle de relaxation. Les services à la carte sont des prestations variées relevant de la conciergerie 24h/24, blanchisserie, ménage, restauration, coiffure, animations, transport…

Une résidence de ce type offrant par exemple un service de conciergerie, une garde de nuit, une piscine génèrent des coûts fixes et récurrents qui se reportent logiquement sur chaque copropriétaire même si l’un ou l’autre n’en fait guère usage.

Les projets neufs de résidence-services non agréées fonctionnent donc comme des copropriétés normales en proposant des logements mieux adaptés, plus modernes et mieux isolés que le parc immobilier traditionnel. Cependant, il n’y pas de subsides ni de remboursements garantis de l’Inami pour les frais de personnel par exemple. L’acheteur d’un bien, d’un droit d’occupation, de location  n’a aucune certitude sur la pérennité et l’éventail des services proposés qui dépendront de la rentabilité économique. Il n’y a pas d’équipe médicale multidisciplinaire permettant aux personnes âgées en perte d’autonomie de bénéficier de vigilance, de surveillance, de soutien, d’accompagnement ou de soins médicaux d’office. La responsabilité médicale de la santé reste donc totalement entres les mains du résident autonome qui conserve son médecin traitant, organise son suivi médical, et ses soins éventuels.

Si quelques années plus tard, le résident en raison d’une dépendance fait appel à des soins à la carte, ils lui seront facturés outre les charges mensuelles. Le coût de services à la carte pour une dépendance qui se prolongerait risque de gonfler sérieusement la facture mensuelle. Le résident en perte d’autonomie peut à ce moment, en respectant les clauses de son contrat, envisager son transfert éventuel vers un établissement plus adapté mais c’est lui seul à trouver ce lieu d’accueil et à organiser son déménagement et les diverses formalités.  

Se renseigner préventivement et longuement avant de choisir une formule de logement  est impératif. Un cadre luxueux n’est ni nécessaire ni suffisant pour faire le bonheur des seniors.

Il est essentiel de

1.  Déterminer ce qui est souhaité comme milieu de de vie et accompagnement en tenant compte de l’état de santé, des ressources financières et se rappeler que tout service a un prix !

2.   D’identifier le cadre juridique de la structure choisie, son organisation et la marge de manœuvre du résident ou du copropriétaire privé.

3.  Visiter le lieu choisi plusieurs fois si possible accompagné par un membre de sa famille, un ami, un tiers spécialisé qui aura un autre regard sur le logement proposé.

4. Faire une simulation du coût mensuel global et analyser ou faire analyser systématiquement tous les documents juridiques avant de s’engager, comme le conseille Christie Ravenne.

Chaque formule est valable et peut se révéler intéressante pour autant qu’elle convienne à la personne, corresponde à ses capacités physiques et financières et qu’elle en a compris toutes les implications futures. 


(*)   Par exemple en Wallonie, la législation relative aux résidences–services est principalement contenue dans un décret du 30 avril 2009

Résidence et cadre luxueux? Mais…(1/2)

… quel dommage d’en arriver là !

Dans « Gagatorium », Christie Ravenne, ancienne journaliste, qui habitait Biarritz  décrit la plus grosse erreur de sa toute sa vie. A 77 ans, elle décide de se rapprocher de sa fille et ses petits-enfants. Après une seule visite dans une résidence privée non médicalisée non conventionnée de Bretagne qui ressemblait ce jour-là à un club de vacances pour personnes âgées, elle se décide « beaucoup trop vite ». Elle y achète 2 appartements, emménage dans l’un et loue l’autre. «Ici, tout n’est que luxe calme et volupté». La journaliste  se rend vite compte de l’envers du décor. Certes elle est propriétaire mais les charges et services des appartements ont un coût exorbitant. Elle a signé sans vraiment comprendre l’organisation de ce système de copropriété, ni étudier les coûts des charges.

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« toute la vieille volaille exsangue qui se fait plumer… » Christie Ravenne

Sa copropriété en résidence service est une copropriété « normale », mais tous les  services (bus, restaurant, animations, surveillance, …) génèrent de lourdes charges payées par les copropriétaires.

La clientèle de sa résidence est âgée, autonome et en bonne santé… lors de la signature du contrat. Plus tard, l’état des habitants de la résidence se dégrade naturellement et … ils deviennent de fait prisonniers de leur propre domicile et du système de services.

Contrairement aux maisons de retraite, chaque service relatif à la prise en charge médicale par des prestataires indépendants leur est facturé, ce qui fait grimper l’addition mensuelle. La gestion étant privée, aucun contrôle extérieur des autorités publiques ne peut s’exercer, contrairement à ce qui se passe pour les maisons de retraite. Christie Ravenne décrit des « petites vieilles atteintes d’Alzheimer qui erraient dans les couloirs car elles ne retrouvaient plus leur appartement« . Aucun mécanisme de transition vers un établissement de soins n’est en place puisqu’elles sont censées être et rester autonomes…

Inéluctablement, les propriétaires très âgés, malades ou extérieurs n’assistent pas aux réunions de copropriété: aucun contrôle interne ou frein ne tempère l’avidité des fournisseurs de la résidence qui peuvent facturer largement aux résidents.

Aidée par sa famille, et deux juristes pointues qui seront ses anges gardiens, Christie Ravenne parvient à quitter son appartement en 2011 mais elle y a perdu son patrimoine.

* * *

Rappelons que Christie Ravenne parle de la situation en France et cible une seule catégorie d’hébergement,  les résidences-services privées. Elle reconnaît sans ambiguïté dans une interview que la situation est contrôlée dans les nombreuses maisons de retraite de France, appelées établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD).

Le témoignage de « Gagatorium » est une excellente illustration d’un système d’hébergement non encadré qui dérive. Ce n’est pas vraiment une histoire de seniors « maltraités » au sens premier mais plutôt de seniors grugés, ce qui est tout aussi scandaleux. Le livre de Christie Ravenne est à conseiller à tous ceux qui envisagent un autre habitat futur avec des solutions « à la carte ». Il incite à la vigilance et rend attentif aux points sur lesquels il faut se focaliser avant de s’engager dans ce type de structure.

« Gagatorium, quatre ans dans un mouroir doré »,  Christie Ravenne (Ed. Fayard)

Location d’une habitation en Belgique (2/2)

Nous avons rappelé que les critères économiques et l’adéquation aux caractéristiques  du logement  proposé (surface, nombres de chambres, équipement, destination, situation géographique, durée du bail…) sont des éléments déterminants dans la décision d’attribution du propriétaire à un candidat-locataire

Si un candidat-locataire veut gagner du temps et être efficace dans ses démarches pour louer un bien,

  • Avant le premier contact, il peut déterminer son propre budget locatif en y intégrant un montant de charges. « Commencer à faire l’addition de ses ressources lors de la visite d’un appartement pour savoir si on peut ou non assumer le loyer demandé ne met pas spécialement le propriétaire en confiance » évoque Emilie, propriétaire.
  • Lors du tout premier contact, il peut se limiter à donner des informations minimales: nom, adresse et s’il le souhaite son numéro de téléphone et son email.

Outre la question de la convenance du bien à ses besoins et la visite minutieuse, le locataire intéressé essaiera de cerner autant que possible le montant des charges, en interrogeant le propriétaire. Demander quels sont les travaux récents effectués au bien, si l’utilisation professionnelle est permise ou non, la durée du bail, les points importants pour le propriétaire, la date de sa décision d’attribution lui permettent de se faire une idée exacte du cadre de la location. 

Pour s’assurer de la solvabilité, un propriétaire a le droit de demander et de vérifier les garanties des revenus annoncés. Si le propriétaire ne prend pas l’initiative de formuler à la personne intéressée sa demande d’information en matière de solvabilité, l’incertitude subsistera  jusqu’au moment de la signature du bail où aura lieu à la fois la vérification des identités et des revenus. Cela peut engendrer des incompréhensions ou des désagréments comme le refus du bail.

Des agences ou propriétaires proposent souvent aux personnes intéressées lors d’une visite, de remplir un formulaire (1) et d’y joindre les preuves de revenus. Si le bien ne vous intéresse pas, inutile de le remplir le formulaire. Si vous êtes intéressés  par la possible location, n’avancez pas masqués ! Soit vous complétez la fiche proposée de renseignements (2) et pensez à ajouter la mention (3): « Je souhaite être informé de la décision d’attribution positive ou négative, par tél ou via email … », soit vous proposez votre propre feuille de renseignements, préalablement complétée.

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Si vous voulez ouvrir une porte…n’avancez pas masqués !

Il est parfaitement possible au locataire d’être proactif, d’établir sa propre feuille de renseignements avant ses visites de biens à louer.
Les mentions suivantes sans être obligatoires seraient souhaitables (4):

–             Noms et prénoms des personnes qui prendront le bail éventuel (5),

–        Adresses

–        Dates de naissance

–        N° de téléphone / Gsm/ e-mail

–        Etat civil

–        Nombre d’enfants et leur âge

–        Détention d’animaux (préciser) 

–        Durée du bail souhaitée 

–        Début du bail souhaité 

–        Preuve du paiement des 3 derniers loyers

–        Profession de chacun, tél des employeurs éventuels

–        Les revenus nets par mois de chacun

–        Total des revenus mensuels réguliers cumulés:

 

Joindre

Pour les salariés: une copie des trois  fiches de salaires du locataire et/ou de son conjoint concubin ou cohabitant ou colocataire

Pour les indépendants: une copie des deux derniers avertissements-extraits de rôle des impôts

Pour les retraités ou allocataires: une copie des 3 derniers versements de pension ou d’allocations ou les 2 derniers avertissements-extraits de rôle des impôts

Pour les titulaires d’autres revenus: soit une copie des 2 derniers avertissements-extraits de rôle des impôts ou attestations ou copies de preuves adéquates pour d’autres revenus.

– Un commentaire ou une mention uniquement si vous le souhaitez, par exemple: références des anciens bailleurs (6), la présence de cautions si nécessaire, toute autre indication pertinente objective qui indiquerait un attachement précis à cette location comme un rapprochement familial, une affectation de travail dans la localité…, un atout particulier qui peut renforcer l’attrait pour le bien (exemples: jardinage, bricolage, musicien si le bien à louer est très isolé…)  .

L’idéal est de remettre un exemplaire de votre fiche au propriétaire ou à l’agence après un temps de réflexion ou lors de la visite si le bien vous convient.

Notez qu’il n’y a jamais  lieu à ce stade de visite d’un bien à louer de verser un premier mois de loyer même pour réservation !

 

Notes:

(1) Personne n’est évidemment obligé de répondre aux questions posées. Si les renseignements récoltés sont insuffisants, le propriétaire ne commet aucune discrimination en ne choisissant pas. Les renseignements demandés sont souvent limités aux aspects généraux ; ils sont même souvent moins intrusifs de la vie privée que ceux recueillis pour certains dossiers d’attribution des logements sociaux !

(2)  A ce stade, ce formulaire ou feuille de renseignements n’engage aucune des parties dans un contrat de location.

(3)  Si le premier candidat retenu se désiste, vous avez encore des chances d’être recontactés.

(4)  Toute tromperie ne peut que mettre à mal la relation entre les contractants. Pour établir le bail, les vérifications des cartes d’identité devront être effectuées. En cas de tromperie ou de faux, certains baux pourraient être résiliés. En France, une copie de la carte d’identité est déjà demandée lors de la constitution d’un dossier de candidature.

(5)  Ce ne sont pas toujours les visiteurs qui occuperont le bien à louer.

(6)  Le locataire peut fournir spontanément le renseignement ou les coordonnées de son ancien bailleur (si celui-ci est d’accord).

Location d’une habitation en Belgique (1/2)

 Mode d’emploi pour candidats-locataires

Des amis français (1) qui souhaitaient louer en Belgique s’étonnaient auprès de moi de la diversité des usages rencontrés chez nous lors de leurs visites.

Dans un cas, une simple conversation avec le propriétaire pourrait conduire à la location. Dans un autre cas, une agence ne se déplacera même plus pour une visite sans disposer au préalable des trois dernières fiches de salaires du candidat-visiteur.

La plupart des propriétaires ont 2 objectifs principaux :

–        le paiement des loyers

–        le bon entretien du bien loué

Le propriétaire va souvent mettre entre les mains d’une personne qu’il ne connaît pas un bien de valeur, de plusieurs dizaines de milliers d’euros au minimum. (2)

La solvabilité d’un candidat locataire est un critère légitime pour juger du sérieux d’une candidature.

Si le loyer est un poste lourd dans le budget du locataire, le montant du loyer n’est pas tout bénéfice pour le propriétaire consciencieux. Les propriétaires assument aussi des charges propres qui s’accroissent avec les nouvelles législations. Parmi ces charges, il y a l’assurance incendie, le précompte immobilier, les travaux de réparation, l’entretien extérieur du bâtiment, le coût du certificat PEB, les mesures de sécurité (détecteurs, etc…), les frais  éventuels d’agence, les frais de remise en état du bien…

En moyenne, un locataire déménage tous les 5 ans; même si le bien a été correctement entretenu, une remise en peinture à charge du propriétaire est nécessaire d’autant que les futurs candidats-locataires sont aussi plus exigeants et souhaitent un bien «prêt à être occupé immédiatement».

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Un rafraîchissement et un minimum de rénovation entre deux périodes de location s’avéreront souvent nécessaires.

Les tribunaux estiment que le propriétaire est responsable du choix du locataire.  La base  d’appréciation  des revenus du locataire est généralement la règle du 1/3: le loyer ne peut dépasser 1/3 soit 33% des revenus nets, fixes, réguliers et permanents des locataires.

Pour supporter par exemple un loyer de 650 € correspondant à une maison de rangée avec 2 chambres à Mons, les revenus professionnels nets du locataire devraient donc être supérieurs à 1969 €.

En effet, le loyer payé, les locataires doivent encore pouvoir se nourrir, se déplacer, chauffer le logement, et vivre ! Le locataire belge moyen dépense en moyenne, 1.000€ par mois pour se loger ce qui comprend un loyer de 622€ en moyenne et des charges mensuelles (charges communes, énergie, assurance habitation et frais de téléphonie.

Si le candidat locataire n’atteint pas le niveau de revenus requis par la règle du 1/3 pour s’engager dans la location, une caution solvable (3) peut être éventuellement acceptée par le propriétaire.

Les exigences de solvabilité mentionnées ci-dessus ne sont pas appliquées par tous les bailleurs et les agences. Certains  propriétaires peuvent être plus souples en raison d’une situation particulière, d’un bien présentant quelques défauts et d’autres se montrer encore plus rigoureux. Ce sera  souvent le cas si les propriétaires du bien mis en location ont souscrit un emprunt hypothécaire sur le bien, s’ils établissent une assurance de loyers impayés, si la location du bien couvre les frais de séjour d’un résident en home par exemple.

Trouver un locataire qui paiera son loyer est une chose mais il faut aussi que celui-ci entretienne le bien convenablement. Le propriétaire est démuni sur ce point même si un autre critère objectif peut partiellement l’aider: l’adéquation du bien au candidat locataire. L’occupation d’un bien par une famille trop grande ou trop petite par rapport à la dimension du bien loué et au nombre de chambres par exemple est plus susceptible de mener à un mauvais entretien ou à une dégradation.

Sur base de critères objectifs, dans les limites de la législation de lutte contre les discriminations (4), le propriétaire reste libre de sélectionner le locataire et n’est pas tenu de  le choisir suivant l’antériorité des visites (très aléatoires !), des manifestations d’intérêt des visiteurs sur le champ ou après coup, des dates de remise de preuves de solvabilité lors de la visite du bien ou postérieurement.


1. En France, un dossier bien documenté et très étoffé de candidature pour une location est souvent requis tant par les agences que par les propriétaires.

2. A titre de comparaison, mettriez-vous facilement votre voiture à la disposition d’un inconnu ?

3. Le schéma est alors le suivant: le locataire gagne au moins 2 fois le montant du loyer  et présente une ou plusieurs cautions, garants solvables avec une résidence fiscale en Belgique et gagnant mensuellement 3 fois le montant du loyer. Attention : les revenus du locataire et de sa caution ne se cumulent pas pour le calcul de solvabilité. Par exemple, pour une première prise en location d’une habitation par un de leurs enfants, certains parents si cela leur est raisonnablement possible acceptent parfois de se porter caution.

4. Il y a discrimination directe si une différence de traitement qui manque de justification objective et raisonnable est directement fondée sur le sexe, une prétendue race, la couleur, l’ascendance, l’origine nationale ou ethnique, l’orientation sexuelle, l’état civil, la naissance, la fortune, l’âge, la conviction religieuse ou philosophique, l’état de santé actuel ou futur, un handicap ou une caractéristique physique.

« Veuf » Jean-Louis Fournier

Au fil des pages, j’ai relevé que Sylvie était réservée, rayonnante, délicate, ordonnée, trop gentille, dévouée, élégante, douée pour la cuisine, pas jalouse. Cette perle était la femme que l’écrivain Jean-Louis Fournier a aimée durant 40 ans.

Mais, un jour d’hiver sans prévenir, Sylvie est morte.

Avec son chagrin et ses souvenirs, Jean-Louis Fournier, écrivain, réanime dans ce livre Sylvie, son épouse décédée, en mots.

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L’auteur

Né à Arras en 1938, doté de sincérité et du sens de l’humour, Jean-Louis Fournier, a été le complice de Pierre Desproges en réalisant les épisodes de La Minute nécessaire de Monsieur Cyclopède.
En 2008, Jean-Louis Fournier obtient le prix Femina 2008 pour son roman « Où on va papa? », dans lequel il décrit sa relation avec ses deux fils handicapés. Le récit Veuf, paru en 2011, parle du décès de son épouse Sylvie.




Transition de vie.  

Le décès d’un  partenaire est un moment de transition très douloureux à surmonter. Il n’y a plus vraiment de rituels familiaux ou communautaires qui facilitent le travail de deuil de celui qui reste. Le chagrin  est considéré comme relevant de plus en plus de la sphère privée. Après les funérailles, le survivant est confronté aux démarches administratives (nous venons de parler d’un des aspects pratiques, la situation bancaire), aux difficultés du quotidien où de nombreux détails comme un courrier adressé au défunt ravivent la douleur. Seul face à ses émotions, le veuf découvre l’absence au quotidien et doit apprendre un nouveau mode de vie.

De nombreuses personnes sont veuves avant  60 ans. Ce traumatisme est souvent ressenti par le survivant comme un véritable abandon. L’équilibre de vie construit à deux et les projets que l’on avait faits ensemble s’effondrent. On parle de veuvage précoce.

Le veuvage tardif évoque la situation des aînés après 70 ans. La perte du partenaire est aussi dévastatrice dans les couples âgés car le mode de fonctionnement du couple est alors devenu complémentaire, chacun palliant les déficiences de l’autre. La perte du partenaire de  vie peut rendre le survivant très vulnérable.

Comme le montre Jean- Louis Fournier, la perte du conjoint ne marque ni la fin de la vie pour le survivant ni du lien conjugal. Que ce soit un veuvage précoce ou tardif, le survivant accomplit à son rythme un travail très personnel de mémoire qui lui permet de donner au défunt une  nouvelle place dans sa vie, place dont il va définir les contours et la proximité mais qui restera souvent majeure.

Avec beaucoup de retenue, l’écrivain nous convie à son oeuvre du souvenir. Ce témoignage composé de courts chapitres se lit rapidement.

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Une phrase…

« J’ai des moments de répit dans mon chagrin quand j’écris. J’ai l’impression d’écrire et que tu lis par-dessus mon épaule.

 J’espère que mon livre va te plaire. » Page 98 «Veuf» Fournier Jean-Louis (Edition  le livre de poche) 



Comptes et coffres bancaires bloqués lors du décès (4/4)

Blocage des coffres loués à la banque

Dès que la banque est avertie du décès d’un titulaire de coffre loué dans son agence, en même temps qu’elle procède au blocage des comptes, elle est obligée d’empêcher l’accès au coffre loué par le défunt ou son conjoint (tenue d’un registre d’accès et de location). Même lorsque les époux étaient mariés sous le régime de la séparation de biens pure et simple, le blocage du coffre d’un conjoint survivant est obligatoire.

Les héritiers ne peuvent plus accéder au contenu des coffres tant que l’administration n’a pas reçu l’inventaire des contenus, établi selon certaines formes.

Ne laissez jamais un testament dans un coffre loué à la banque puisqu’il sera inaccessible au décès. Remettre son testament à un notaire et en plus, garder chez soi un exemplaire original ou une copie est une sage précaution.

 

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Procédure de déblocage des coffres loués à la banque

  • La demande d’ouverture des coffres doit être signée par tous les héritiers.
  • Après avoir reçu le certificat ou acte d’hérédité, et sans difficulté particulière, la banque a besoin au strict minimum de dix jours ouvrables pour organiser l’ouverture du coffre.
  • Sont présents lors de l’ouverture tous les héritiers ou les mandataires des héritiers qui ont établi des procurations, le délégué de la banque, le notaire, le fisc. Un représentant de l’Administration de la TVA, de l’Enregistrement et des Domaines est également invité, mais l’ouverture peut avoir lieu même en son absence.
  • Les héritiers qui possèdent la clé et la combinaison s’en muniront car autrement, l’intervention d’un ouvrier spécialisé sera nécessaire.
  • Le coffre ouvert, le délégué de la banque ou  le notaire dresseront un inventaire exact de tout ce qui est trouvé dans ces coffres. Cet inventaire sera signé par les parties présentes : les héritiers, le notaire ou le délégué de la banque et le fonctionnaire fiscal délégué.
  • Les coffres du défunt ne sont débloqués qu’après la réalisation de cet inventaire.
  • Si des héritiers habitent à l’étranger, le contenu du  coffre ne pourra pas être remis aux héritiers et le coffre sera rebloqué jusqu’à la production du certificat de déblocage(*).

 

(*) Certificat fourni quand l’héritier étranger a fourni la caution selon laquelle les droits de succession  qui lui seront réclamés seront effectivement payés.

Comptes et coffres bancaires bloqués lors du décès (3/4)

Procédure de déblocage des comptes bancaires

Le blocage durera le temps nécessaire pour la banque de remplir ses obligations d’information fiscale en matière de déclaration à l’Administration de la T.V.A., de l’Enregistrement et de pouvoir déterminer avec précision les héritiers des comptes du défunt.

Pour  procéder au déblocage d’un compte bancaire, il faut donc présenter :

  • soit un acte d’hérédité, établi par le notaire
  • soit un certificat d’hérédité, délivré par le receveur du bureau de l’enregistrement

Le certificat ou l’acte d’hérédité est délivré sur demande d’une partie intéressée.

Ces deux documents seuls (1) sont valables pour le déblocage et mentionnent clairement

1. qui sont les héritiers avec toutes les mentions utiles à leur identification.

2. s’il n’existe aucune dette fiscale ou sociale au nom du défunt et/ou des héritiers. Le notaire ou le receveur du bureau de l’enregistrement s’informent à ce sujet en prenant contact avec les administrations fiscales et sociales qui recherchent ces dettes éventuelles dans un délai de 12 jours ouvrables. Elles font part du résultat de leurs recherches au notaire ou au receveur concerné. Les comptes bancaires peuvent être débloqués si dans l’attestation ou l’acte d’hérédité, il est précisé qu’aucune dette fiscale ou sociale n’apparaît tant pour le défunt que pour les héritiers ou que toutes les dettes mentionnées ont été payées ou que toutes les dettes mentionnées seront payées, avant la libération, par les sommes des comptes bloqués en accord avec tous les héritiers.

Avant de demander un acte ou une attestation d’hérédité, les héritiers s’acquitteront préalablement si possible de leurs dettes fiscales et sociales échues non encore payées.
De cette manière, ils  peuvent accélérer le déblocage des comptes bancaires
.(2)

 

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La délivrance de ce document d’hérédité demande au moins un mois. Les coûts d’un acte notarié d’hérédité couvrent les droits d’enregistrement (25 euros), les droits d’écriture (7,5 euros), les honoraires du notaire et les frais d’acte. Le certificat d’hérédité délivré par le receveur de l’enregistrement est gratuit.

Quand toutes les conditions sont remplies et sur présentation de l’un de ces documents d’hérédité, la banque marquera son accord quant à la libération de l’argent, des valeurs, des titres inscrits au nom du défunt et/ou de son conjoint.

Par contre la présence de tous les héritiers est nécessaire (ou des procurations pour les absents) afin d’opérer le transfert des biens de la succession sur le compte des héritiers.  

   Facilités

–        Dès que les obligations fiscales sont accomplies, la banque acceptera généralement de débloquer les comptes du conjoint survivant marié sous le régime de séparation des biens pure et simple, sur simple présentation d’une preuve du régime matrimonial, c’est- à- dire le carnet ou le contrat de mariage.

–        Si les avoirs du défunt sont inférieurs à 50.000 €, et qu’aucune situation  juridique particulière  n’existe (3), la plupart des banques ne demandent pas d’acte ou de certificat d’hérédité et une simple lettre du notaire reprenant la dévolution successorale suffit généralement pour le déblocage.

  Précisions

Dans certains cas, la banque demandera des documents complémentaires, par exemple si un héritier est mineur ou incapable.

Si un héritier habite à l’étranger, les comptes ne pourront être libérés qu’après la production d’un certificat de déblocage (4) délivré par l’administration de l’enregistrement.

Chaque banque a le droit de refuser de donner suite à n’importe quel certificat d’hérédité lorsqu’un coffre était loué à la banque par le défunt ou son conjoint.

 

1. La “déclaration d’hérédité” faite par les administrations communales pour des sommes minimes et “l’acte de notoriété” dressé par le juge de paix ne sont pas valables pour le déblocage.

2. Si les dettes ont été payées après la vérification, l’héritier peut demander au receveur compétent un certificat complémentaire attestant le paiement des dettes, en y joignant les pièces justificatives.

3. S’il n’y a pas d’héritier mineur ou incapable par exemple.

4. Certificat fourni quand l’héritier étranger a fourni la caution selon laquelle les droits de succession  qui lui seront réclamés seront effectivement payés.

Comptes et coffres bancaires bloqués lors du décès (2/4)

 Gestion bancaire et vie quotidienne juste après le décès


1. Dans un esprit de compréhension et sur demande d’un héritier, la banque procède souvent à partir des sommes bancaires détenues par le défunt  au paiement d’un certain nombre de dettes normales en de telles circonstances ou qui étaient habituellement nécessaires et consenties par le défunt :

  •   Les frais de circonstances
    • les frais funéraires en rapport avec l’état et les moyens du défunt (y compris les repas de funérailles et les concessions)
    • les frais de la dernière maladie pendant une période d’un an

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  • Les frais périodiques habituels suivants liés au domicile du défunt avec une date d’échéance de 3 mois avant ou 6 mois après le décès :
    • la fourniture d’eau, d’électricité, de mazout, de gaz, le téléphone fixe et le mobile, etc.
    • le loyer, l’assurance-incendie
    • le remboursement d’un prêt hypothécaire

En remettant à l’agence les factures relatives aux frais funéraires ou hospitaliers ou aux  frais périodiques énumérés ci-dessus, votre agence bancaire effectuera ces paiements pour autant qu’il y ait provision sur les comptes.

 

2. Outre ce premier point, le partenaire survivant (marié ou cohabitant légal) peut, sans qu’un acte ou certificat d’hérédité ne soit présenté et sans l’accord des autres héritiers , même si la banque n’a pas encore réalisé son devoir d’information au fisc ou qu’un héritier habite à l’étranger, se voir attribuer à titre d’acompte pour faire face aux dépenses urgentes, la moitié de la somme se trouvant sur tous les comptes à vue ou d’épargne, commun ou indivis, dont le défunt ou le conjoint survivant est titulaire ou cotitulaire ou dont le cohabitant légal survivant est cotitulaire (1), avec un maximum de 5.000 €. Ce montant peut être demandé en plusieurs tranches auprès de banques différentes, mais le total ne peut pas dépasser 5.000 € ou la moitié de tous les soldes créditeurs. Les montants prélevés seront pris en compte lors de la liquidation de la succession.

Le cohabitant de fait ne bénéficie pas de cette possibilité.

 

Il n’est donc pas habituellement nécessaire de se précipiter et d’amputer cette somme pour faire face aux dépenses prévues au point 1 notamment si la banque peut procéder elle-même au paiement à partir des montants sur les comptes bloqués.      

 

Si le partenaire survivant utilise davantage que la moitié des soldes créditeurs disponibles, ou plus de 5.000 € au total notamment en cumulant divers montants auprès de plusieurs banques (2), il accepte automatiquement la succession avec les  dettes éventuelles (3) et perd toute part dans la succession, à concurrence de la somme prélevée au-delà des limites fixées. Aucun  prélèvement ne sera plus autorisé sur les comptes bloqués.

 
 

1. L’argent ne peut être retiré d’un compte propre au défunt.
2. Beaucoup de clients ont des comptes dans plusieurs banques et une banque ne peut pas dès lors vous avertir du dépassement éventuel.
3. Dans ce cas, il n’est plus possible de renoncer à la succession ou de l’accepter sous bénéfice d’inventaire.

Comptes et coffres bancaires bloqués lors du décès (1/4)

 Quid pour le survivant ? Comment s’organiser ?

Bien que désemparé par la perte d’un être proche, des démarches et des formalités s’imposent assez vite au survivant.

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Les institutions bancaires (1) du défunt doivent être averties rapidement du décès par les héritiers le conjoint, les proches ou le notaire. Tous les comptes et coffresloués auprès d’une banque dont le défunt était titulaire ou co-titulaire, ainsi que ceux de son conjoint sont alors provisoirement bloqués, ce qui signifie en pratique que les avoirs du défunt, mais aussi ceux de son conjoint, ne sont plus disponibles.

Deux motifs à ce blocage:

– une raison civile qui est de protéger les héritiers. A ce moment, les héritiers du titulaire d’un compte bancaire ou d’un coffre bloqués par l’institution bancaire ne sont pas encore déterminés avec  certitude.

– une raison fiscale  qui est de donner les informations exactes  au fisc. La banque établit un récapitulatif  des montants détenus par le défunt et son conjoint à la veille du décès, en y incluant les intérêts, et communique ce document à l’Administration de l’Enregistrement qui perçoit ainsi le montant correct des droits de succession.

 

Cette procédure est appliquée par toutes les banques. Les héritiers seront attentifs à certaines exigences spécifiques des établissements bancaires dues à leur procédure interne. Par exemple, un extrait de l’acte de décès, délivré par l’État Civil de la commune où la personne est décédée n’est pas toujours requis, mais facilite la constitution du dossier bancaire de succession.

 

Blocage des comptes bancaires

Par compte, il faut entendre ici tous les avoirs bancaires c’est-à-dire les comptes à vue, comptes épargne, livrets, titres, les comptes- titres, etc détenus par le défunt ainsi que ceux du conjoint.

Seront donc bloqués :

  • les comptes du défunt
  • les comptes du conjoint du défunt
  • les comptes au nom du défunt et du conjoint
  • les comptes au nom du défunt et d’un tiers
  • les comptes au nom du conjoint du défunt et d’un tiers 

Effets du blocage

  • Les procurations  données par le défunt cessent au moment du décès.
  • Les ordres permanents et domiciliations liés à un compte bloqué sont supprimés.
  • L’argent peut toujours être versé sur ces divers comptes bloqués tant sur les comptes du défunt que ceux de son conjoint.

 

Un nouveau compte bancaire non bloqué peut être immédiatement ouvert par le conjoint survivant où peuvent être versées des sommes qui ne font normalement (2) pas partie de la succession et qui sont postérieures au décès: revenus, pension, loyers…

 

 

1. Si on ignore les banques dont le défunt était client, Febelfin peut fournir une liste des banques où le défunt était client moyennant paiement de 125 € + TVA

2. Sauf s’il s’agit du remboursement d’une dette dont le défunt était créancier par exemple.

« Les animaux sont les anges de cette terre » Proverbe péruvien

Les péruviens tiennent en grande estime, comme l’exprime ce proverbe, leurs mammifères domestiques comme le lama et l’alpaga, qui leur rendent de grands services.

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Parmi les animaux domestiqués depuis très longtemps par les Incas, les lamas jouaient un rôle vital  comme bêtes de charge, source de nourriture et d’habillement.

Pays d’Amérique du Sud, le Pérou comptait 29,5 millions d’habitants en 2012. L’espérance de vie y est de 70,78 ans  pour les hommes et de 74,76 ans pour les femmes. L’âge médian est de 26,5 ans.

Les Amérindiens, descendants des Incas, représentent 40 % de la population.

37 % des habitants sont issus d’un métissage entre Amérindiens et descendants d’Européens. Environ 15% des Péruviens sont d’origine européenne souvent espagnole. Les 3 % restants proviennent de l’immigration asiatique. 

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Les langues officielles sont l’espagnol et le quechua.

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  • population âgée de 0 à 14 ans : 28,5%
  • population âgée de 15 à 64 ans : 65,1%
  • population âgée de 65 ans et plus : 6,4%

Le taux de fécondité est 2,29 enfants par femme.

77 % de la population péruvienne  vit dans les grandes concentrations urbaines. La capitale Lima compte 8 millions de personnes.

Jadis, le Pérou offrait une immense réserve de richesses : or, argent, plomb et pierres précieuses. Petit à petit, les gisements s’épuisèrent. De là, l’usage de l’expression « Ce n’est pas le Pérou » quand on n’entrevoit pas un gain énorme dans une affaire.

C’est d’ailleurs, la pauvreté qui touche actuellement 53% de la population au Pérou. Par rapport à ce drame, le vieillissement de la population est une inquiétude secondaire. La priorité absolue est de combattre la misère pour améliorer toutes les politiques sociales et stratégies de développement.

Les autorités du pays sont conscientes des nouvelles demandes sociales créées par le vieillissement de sa population.

Lors de la seconde « Assemblée mondiale sur le vieillissement » qui s’est tenue à  Madrid en avril 2012, Mme Cécilia Blondet, Ministre de la promotion de la femme et du développement humain du Pérou a mis l’accent sur trois soucis:

  • Le niveau d’éducation des personnes âgées est faible, avec un taux d’analphabétisme de 35,7%, trois fois plus que la moyenne nationale.
  • Le vieillissement aggrave les inégalités de sexe; les femmes âgées sont économiquement dépendantes car elles n’ont pas bénéficié d’une scolarisation normale qui les condamne à la sphère domestique.
  • Le système de sécurité sociale ne couvre que 53,4% des personnes âgées, dont une majorité d’hommes. 

Le plan national  péruvien vise à la fois, à considérer les familles  comme responsables de l’attention aux personnes âgées, à  promouvoir la solidarité entre les personnes âgées et à offrir des mécanismes d’insertion sur le marché du travail pour ces personnes âgées.