Réflexion sur les nuisances aériennes à Bruxelles.

Depuis le 6 février 2014, le ciel  de Bruxelles est gâché par un ballet aérien qui génère nuisances  sonores, pollution et risques sur une ville densément peuplée.

Partout dans le monde prévaut le principe que les avions évitent les grandes villes près des aéroports.

Le plan Wathelet est un nouveau plan de survol et d’approche de la capitale, modifiant complètement du jour au lendemain le cadre de  vie des nombreux habitants  sans se soucier des répercussions sur les Bruxellois, sans avoir mesuré les impacts sonores.

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Survol des avions sur  Auderghem- Nuisances sonores -16 avril 2014

Cet exemple brutal de modification du cadre de vie par une action politique montre combien la vie devient compliquée pour les seniors et… les plus jeunes d’ailleurs. Comment prévoir son avenir s’il n’y a plus de stabilité suffisante au niveau législatif ou juridique qui permette de bâtir un projet ou de s’établir tranquillement quelque part ?

Certes, le monde devient de plus en plus complexe et rapide. On demande aux seniors, aux retraités de s’adapter, de « passer par internet » (sic), d’évoluer vers les nouvelles technologies.

Pour évoluer, il est primordial que chacun puisse continuer à prendre appui sur ses points de stabilité individuelle. Le logement personnel est un de ces ancrages majeurs. Le domicile apporte la quiétude, la sécurité et  le ressourcement qui permettent d’affronter et de gérer les moments délicats de  transition de vie.

Si la qualité de ce cadre de vie peut être compromise ou balayée si rapidement, vieillir sereinement  chez soi* pourrait tenir miracle…

Retrouver un coin de ciel bleu et paisible est nécessaire pour tous.

*Certains hôpitaux et maisons de repos sont aussi  victimes de ces nuisances aériennes.

Tricoter droit ?

Arbres colorés, escaliers bariolés, parcmètres travestis, bancs ornés, autobus chamarrés, statues chaussées, rampes décorées…  Les couleurs chatoyantes du tricot viennent bousculer le quotidien, enjolivent notre cadre de  vie et nous interpellent.

C’est en 2005, aux Etats-Unis que le fil à tricoter a pris du pouvoir. Pour animer son magasin, une américaine Magda Sayeg recouvre d’un tricot la poignée de porte de sa mercerie à Houston. Sans s’en rendre compte, elle lance le mouvement du Street tricot.*

Ce nouvel art du « tricot urbain » ** emploie majoritairement l’outil du tricot mais le crochet, la dentelle et la couture sont aussi admis. Comme le graffiti, le tricot urbain livre un message et s’approprie l’espace public de manière originale mais temporaire, sans le dégrader, en respectant l’environnement. La plupart des opérations d’emballage-tricot se font avec l’aval ou la complicité des autorités sinon cette pratique serait illégale.

Les objectifs de ces habillages tricots sont d’attirer pacifiquement notre attention, colorer certains lieux publics, apporter un brin d’humour. Parfois dans certains collectifs comme le Knit the City à Londres, l’aspect revendicatif  de l’action est prédominant.

Magda Sayeg est devenue une valeur reconnue de la discipline et d’autres artistes plasticiennes élaborent des installations éphémères.

L’esprit du tricot urbain se base avant tout sur le travail d’un groupe de personnes qui veulent sensibiliser à une cause qu’ils partagent. De nombreuses femmes de tous pays ont trouvé  dans cette pratique collective un moyen abordable, efficace, pacifique de communiquer autrement en mettant l’accent sur leurs droits et revendications.

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 Fête de l’Iris. Bruxelles 5 mai 2013

En Belgique, diverses installations ont eu lieu à Louvain-la-Neuve, Courtrai, Bruxelles, Nivelles, Liège. Le collectif  liégeois,  » Elles bougent », réalise des actions tricots pour mettre l’accent sur le besoin d’une égalité hommes-femmes et de la lutte contre les dérives injustes du capitalisme.

Avec un plaisant aspect intergénérationnel, le tricot urbain relie aussi autour d’un thème, des tricoteuses de toute génération.

Tricoter du point mousse, filer, coudre, fuser la dentelle, crocheter, tisser ensemble… ou l’art nouveau de se faire entendre !

*    D’autres expressions anglophones sont utilisées:Yarn-Bombing, Yarnstorming, Knit graffiti, Urban knitting.

** Tricot urbain ou graffitricotage ou graffiti en tricot.

Le bénévolat dans les orties

Le désintéressement solidaire vole en éclat. Les associations peinent à recruter des bénévoles ou volontaires qui  donnent du temps et de l’énergie pour les autres.

Un récent reportage TV en Suisse romande illustrait l’évolution  des mentalités en matière de bénévolat.

Un responsable  y relevait que peu de personnes acceptent encore d’être bénévoles sans rétribution financière.

D’autre part, ce responsable-bénévole déçu, évoquait ce paradoxe: les individus demandent de plus en plus de services à la société et aux associations alors qu’en même temps  ils rechignent à s’investir bénévolement, à « donner d’eux » sans contrepartie financière.

Cette évolution conduit à la mort assurée des sociétés dans les villages ou villes comme les sociétés musicales (fanfares,…) ou sportives (clubs de foots, …).

Sans engagement convaincu de bénévoles, les structures des associations se vident petit à petit, puis s’éteignent tuant le lien social. Même les parents sont peu mobilisés dans les clubs ou groupements qui ont besoin de bénévoles pour les activités de leurs enfants.

Certes, on trouve toujours des bénévoles pour des activités ponctuelles concrètes de première nécessité comme la restauration d’urgence, les plans catastrophes, les grandes campagnes télévisuelles ou les causes altruistes durant les fêtes de fin d’année. Des secteurs restent attractifs pour les volontaires  notamment les associations culturelles ou artistiques.

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La crise du bénévolat n’est pas un vain mot.

La société a changé. L’individualisme va de pair avec la marchandisation galopante du monde. Le temps, c’est de l’argent: tout se vend, s’achète, et se paie.

Dans ce champ d’orties, le bénévole lui agit en total décalage: il s’investit quotidiennement au sein d’une association,  assume même des responsabilités et n’en retire aucun profit ou reconnaissance excepté éventuellement une satisfaction personnelle.

Mais au fil du temps de son engagement, il peut vite se désoler du manque de moyens pour exercer sa mission, peiner à côté de travailleurs qui dans certains mouvements lui font sentir leur supériorité ou l’exploite, pâtir des consommateurs qui lui reprochent son incompétence, son manque de responsabilité, son engagement. Eh oui ! César, entraîneur bénévole de football n’a plus supporté de voir ses décisions, sa compétence même systématiquement décrédibilisés par les parents de son équipe de minimes. Madeleine, visiteuse bénévole de malades dans un hôpital a vu son rôle se transformer et s’intégrer dans la chaîne du  travail de l’hôpital. Elle devait amener à un rythme soutenu les patients aux salles examens sans plus aucune possibilité de tisser un lien avec eux et parfois en subissant les reproches d’infirmières ou de médecins pour des retards dans les transferts. Elle a stoppé net cette activité.

La plainte récurrente des bénévoles démotivés concerne quasi toujours le manque de considération et de respect de leur personne et de leurs actions. 

En outre, de nombreux bénévoles assument leurs frais de déplacement si pas plus (cotisations, achats de partitions, confections d’articles, frais postaux…). Les organisations n’ont aucune obligation légale concernant le remboursement des frais exposés par les volontaires.

Certains bénévoles ou volontaires* finissent légitimement par se lasser et renoncent.

Sans bénévolat, certains services à la population disparaîtront tout simplement.

Pour survivre, le service bénévole s’orientera vraisemblablement vers une logique en phase avec la société de donnant-donnant, en indemnisant les frais de base des individus volontaires, en leur proposant des collaborations ou activités directement valorisantes pour leur personne en termes de développement personnel, d’estime de soi ou de loisir et ce, pour une durée d’engagement limitée et définie au préalable (une période renouvelable de 2 ans). Certains mouvements ont réalistement anticipé les choses. Dans un groupement qui accueille les familles endeuillées après les cérémonies, Danielle, veuve, a trouvé sa place. Ses déplacements sont remboursés et l’activité  indemnisée de manière minime lui permet de rencontrer beaucoup de monde. Henri chante dans une chorale qui rehausse certaines cérémonies: son uniforme, ses déplacements sont pris en charge et il a l’occasion quelques fois par an de faire des petits déplacements dans des coins inattendus.


*La loi sur le statut du volontaire (loi du 3 juillet 2005 entrée en vigueur le 6 février 2006) définit précisément le volontariat. En bref, il s’agit de toute activité exercée sans rétribution ni obligation au profit d’autres personnes ou de la collectivité, dans une organisation, en dehors du contexte normal du travail.

Préserver son audition

À partir de 50 ans, la perte de l’audition se produit très progressivement. Nous tentons inconsciemment de nous y adapter.

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“I Can Hear It”   Artiste: Ivars Drulle.    Beaufort04/ Middelkerke-Westende 2012

Cette perte d’audition (presbyacousie) entraîne une perte de fréquences dans les aigus. Or, ce sont ces aigus qui nous permettent de discerner la plupart des consonnes. La perception des consonnes nous aide à reconstituer les mots entendus. Si dans une conversation, trop de consonnes ne sont pas entendues, nous ne comprenons plus le sens. «Tu veux une bière ? » pourrait vous irriter si vous comprenez «Tu veux une pierre ?».

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A partir de 60 ans, la perte auditive pour les hommes est en moyenne 0,5 décibel/an, entre 60 et 70 ans 1 décibel/an, entre 70 et 75 ans 1,5 décibel/an et au-delà 2 décibels/an. Pour les femmes, la déficience auditive apparaît plus tard (1).

Une gêne importante ressentie dans le brouhaha, des manques de compréhension dans les conversations ou au téléphone se révèlent souvent être les symptômes de presbyacousie quand on amorce la cinquantaine.

De façon machinale, les personnes s’adaptent souvent, par exemple en augmentant le volume du son de la télévision. D’autres n’osent pas affronter le réel par réticence à l’appareillage (2).

Je voudrais insister sur l’impact social de la malentendance « non traitée »: les membres de la famille ou amis d’un proche malentendant pâtissent indirectement de cette perte d’audition qui parasite toute communication.

La baisse d’audition génère des incompréhensions pénibles, des disputes même. La patience du conjoint, des enfants, des amis est mise à rude épreuve quand ils doivent élever la voix et répéter les phrases non comprises. Le contenu de leur message se condense sur l’essentiel et offre moins de nuances, d’où une apparente brutalité des propos parfois.

Le fait de ne capter qu’une partie du dialogue provoque de nombreux quiproquos. Le malentendant peut sourire bêtement lorsqu’il n’a pas compris, donner une réponse floue ou hors de propos, poursuivre un thème de conversation dans une réunion de famille alors qu’un autre sujet a été abordé depuis 10 minutes, interpréter inadéquatement une parole: les stratégies d’évitement finissent par provoquer l’agacement d’autant plus si le malentendant  cherche à dissimuler ou minimiser son problème d’audition.

Entre les couples, au quotidien, la répétition ou mauvaise compréhension sont frustrantes,  créent des conflits qui s’avèrent souvent sans fondement quand les mots véritablement prononcés reprennent leur volume. Par lassitude, le silence finira par s’installer. Il est plus agréable et facile de réagir en trouvant, si nécessaire, une solution à un problème de perte auditive dès 65 ans plutôt qu’à 80 ans. Plus on est âgé, plus il semble malaisé de s’habituer à une aide auditive.

Si on est seul, la malentendance engendre une mauvaise communication qui affectera toute la vie sociale et renforcera encore l’isolement.

N’attendons pas que l’inconfort d’audition soit majeur pour réagir et consulter un médecin ORL pour un dépistage, d’autant que les mutuelles peuvent intervenir dans le processus.   

A trop attendre et en l’absence de traitement de la perte auditive, le cerveau aura pris de mauvaises habitudes pour recevoir les sons et les interpréter, ce qui va compliquer la mise en place d’une solution adaptée.

Corriger une baisse d’audition est un acte de prévention qui aide à améliorer ou à conserver une bonne qualité de vie aux seniors!

* * *

(1) Les aides auditives sont aujourd’hui discrètes, bénéficient des avancées de  la technologie et accessibles niveau prix.

(2) voir Le Figaro : En France, 2/3 des plus de 65 ans ont des difficultés de compréhension de la parole dans le bruit.

Les liseuses numériques: confortables pour les seniors?

On m’a demandé si l’achat d’une liseuse numérique pour offrir à un aîné était une bonne idée.

La réponse sera fonction de la personnalité, des capacités d’adaptation du futur lecteur éventuel de livres numériques qui joueront un grand rôle dans l’acclimatation ou non à cette nouvelle façon de lire.

Plusieurs avantages sont indéniables :

– L’accès à des livres en un seul clic, sans devoir se déplacer à l’extérieur est un premier atout en faveur d’une liseuse numérique d’autant que la lecture de l’ouvrage peut s’effectuer instantanément.

En effet, pour un lecteur belge assidu qui dispose d’un ordinateur et est déjà connecté à internet et qui ne pourrait plus se déplacer facilement en librairie ou qui habite une région isolée, une liseuse pourrait alimenter son réservoir de lectures avec de nombreux ouvrages pour autant qu’il ne se focalise sur un titre particulier ou un domaine précis ou soit en quête des toutes dernières nouveautés encore coûteuses.

Pour certains aînés qui ne seraient pas familiarisés avec internet ou qui séjournent en résidence, la phase d’achat de livres numériques pourrait s’avérer compliquée. Souvent un membre de la famille qui dispose de l’équipement informatique pourra gérer cette phase intermédiaire de réapprovisionnement en lecture, en s’organisant avec le senior. Notez qu’il n’est pas possible d’acheter ou d’offrir à distance un livre numérique pour un autre utilisateur de liseuse, ce qui est dans ce dernier cas envisagé, peut représenter un réel inconvénient.

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– L’usage d’une liseuse est relativement facile, deuxième atout.

A titre de comparaison, l’emploi de la liseuse demande à peu près les mêmes compétences que pour allumer un GSM ou envoyer un SMS. Il faut notamment à chaque utilisation introduire et donc retenir le mot de passe.

– Un troisième avantage concerne l’excellent confort de lecture.

Pour les seniors avec une vue déficiente, il y a l’avantage exceptionnel de pouvoir ajuster et agrandir la taille des polices de caractères.

La fatigue oculaire est aussi moindre avec une liseuse qui n’utilise pas le rétro éclairage qu’avec une tablette (écran LCD).

Avec une liseuse, il est possible de lire au soleil mais pas dans l’obscurité sauf avec un éclairage comme c’est le cas pour un livre papier.

– L’ergonomie et le faible poids d’une liseuse constituent une quatrième commodité. Pour les personnes qui souffrent d’arthrose dans les mains ou qui sont alitées, la manipulation est aisée car on peut tourner les pages d’une seule main en appuyant sur une touche latérale de la liseuse numérique.

Au moment de la réflexion d’achat, reste à songer, chez nous en Belgique, aux deux inconvénients du système actuel: l’offre limitée en livres numériques, déjà expliquée dans l’article précédent et le coût encore élevé des livres numériques.

Les atouts particuliers d’une liseuse devraient malgré tout séduire les seniors grands lecteurs et non réfractaires à l’évolution technologique.

Y a-t-il une liseuse dans l’avion ?

Grande lectrice, le poids de plus en plus restreint des bagages à emporter en avion devenait vite une limite quand je souhaitais prendre avec moi plusieurs ouvrages à lire, lors de congés ou déplacements.

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Le livre numérique était en piste. Un ouvrage numérique peut se lire sur ordinateur, sur une tablette ou une liseuse numérique aussi appelée  e-reader. Une tablette ouvre une très large palette de possibilités de divertissements autres que la lecture mais coûte plusieurs centaines d’euros. Les liseuses axées sur la seule fonction de lecture débutent aujourd’hui à 79€ (prix auquel il convient d’ajouter le montant des accessoires, chargeur et housse).  

Pour cette raison, je me suis tournée vers le modèle de base proposé Amazon: le Kindle. Chaque véhicule de lecture, en fonction de sa marque, dépend d’un fournisseur de livres par exemple Amazon pour le Kindle, la Fnac pour la liseuse Kobo.

Après quelques mois d’usage, je suis ravie et vous livre mes réflexions.

La maniabilité, la très grande autonomie sont des atouts du Kindle qui est extrêmement léger: avec moins de 170 gr, il peut contenir une  bibliothèque de 1.400 livres. Je l’emmène partout dans mon sac à main, heureuse de pouvoir patienter dans une salle d’attente ! L’autonomie du Kindle peut aller jusqu’à un mois.
Malgré tous les avantages de la liseuse, il faut relever pour tous les modèles actuels d’e-readers un manque de choix dans l’offre de livres numériques notamment en Belgique.

  • Le choix du lecteur est d’office restreint par le type de liseuse choisie. Les livres téléchargeables n’ont pas un format de fichier universel compatible pour tous les e-readers. Kindle par exemple ne permet pas de lire des fichiers comme ePub.
  • Beaucoup de titres récents en français restent indisponibles au téléchargement en Belgique notamment en raison de restrictions géographiques mises par les éditeurs. Restez très attentifs à ce point qui n’est pas nécessairement signalé lors de la vente d’un appareil! En France, la situation de lecteurs est plus favorable, l’offre en livres étant bien plus fournie que chez nous.
  • Le manque d’approvisionnement de l’offre numérique provient aussi du fait qu’un nouveau livre papier n’est pas forcément proposé par l’éditeur en format numérique ou s’il l’est, le livre reste souvent relativement cher à télécharger.

Par contre, beaucoup d’œuvres classiques, tombées dans le domaine public, sont gratuites. Vous pourrez ainsi lire ou relire avec plaisir parmi plusieurs milliers d’ouvrages gratuits: Ainsi parlait Zarathoustra de Frédéric Nietzsche, Jane Eyre de Charlotte Brontë, L’Art de la guerre de Sun Tzu  ou Michel Strogoff de Jules Verne par exemple.

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D’un point de vue global, le virage numérique pris par l’édition va avoir des répercussions sur tous les acteurs du monde littéraire: librairies, bibliothèques, écrivains et lecteurs!


Il y aura un impact sur le contenu, le volume et la qualité d’écriture des livres. Certains livres écrits uniquement pour une version numérique sont brefs. Parfois la qualité est loin d’être acceptable pour un lecteur traditionnel. La tendance à l’autoédition éliminera aussi le filtre et les corrections effectuées par les comités de lecture des maisons d’édition.


Je continue à acheter des «livres papier» mais je me suis constituée une grande bibliothèque numérique où je puise lors de déplacements.

GSM et Germes Susceptibles de causer des Maladies

Il y a quelques jours, je téléphonais à Marguerite qui est entrée dans un home.

L’aimable réceptionniste de l’établissement où réside Marguerite me demande un peu de patience : «  Je dois aller remettre le téléphone portable à Marguerite car elle n’est pas dans sa chambre mais au salon ». En attendant d’avoir Marguerite au bout du fil, je songeais à ce portable qui passe ainsi dans ce home, très souvent de main en main.

Or, diverses études montrent que les téléphones mobiles fourmillent de germes divers. En 2006, Joanna Verran, professeur de microbiologie à l’université de Manchester montrait le grand éventail de bactéries retrouvées sur ces téléphones. Plusieurs facteurs favorisent la croissance bactérienne : la manipulation constante de l’appareil parfois utilisé comme jouet, la chaleur interne de l’appareil lui-même, le fait que l’appareil soit placé près de la bouche, du nez permet une généreuse diffusion de diverses particules, les protections  (sacs, coques, poches) dans lesquels nous enfermons les appareils sont des nids chauds propices aux hôtes indésirables.

Selon l’Express, des scientifiques turcs de l’université d’OndokuzMayis ont détecté des microbes sur presque 95% des téléphones portables des médecins et infirmiers (voir slate.fr).

Ont notamment été identifiés parmi les pensionnaires indésirables qui colonisent les appareils des staphylocoques dorés l’Escherichia coli, la Klebsiella pneumoniae (à l’origine d’infections respiratoires) et la bacille pyocyanique qui peut être responsable d’infections nosocomiales.GSM blog.jpg

S’il n’y a en principe pas de risque sanitaire grave pour une personne en bonne santé, la situation peut être différente pour une personne âgée dans une maison de retraite ou pour un malade affaibli dans un lieu de soins.

Un fait divers rapporté ce 27 août 2012  août devrait inviter ceux qui se montrent sceptiques à la prudence. Le journal ougandais « The Daily Monitor » relate un simple larcin de GSM qui a gravement contaminé le voleur. L’homme de 40 ans a réussi à s’introduire incognito dans l’unité de soin de l’hôpital Kagadi pour y dérober le téléphone portable d’un patient atteint du terrible virus Ebola. La police a pu attraper le voleur qui hélas était déjà contaminé.

La stérilisation des appareils téléphoniques portables ou Gsm n’est pas concevable : ils recèlent bien trop de minuscules interstices.

Quelques mesures s’avèrent donc utiles :

– Se laver fréquemment les mains reste une excellente mesure de prévention.

– Eviter d’échanger son téléphone. L’appareil n’est plus « un téléphone public » et doit être considéré comme un objet personnel comme l’est une montre par exemple.

– Nettoyer régulièrement les téléphones sans fil ou les GSM permet d’éloigner les agents indésirables. Mais comment faire ?

Il existe sur le marché des fournitures de bureau, divers produits appropriés mais une solution rapide et efficace consiste à utiliser des lingettes de nettoyage pour les lunettes et un coton tige humide pour les touches du clavier. Pour ne pas endommager l’appareil, il ne faut pas vaporiser de liquide, ni utiliser de solvant ni de mouchoir ou un essuie-tout qui risqueraient de griffer l’écran.

Cela dit, n’hésitons pas à téléphoner à nos tantes ou résidents de maison de repos : ils souffriront probablement plus vite de solitude que d’un méchant germe niché dans un téléphone.