Les liseuses numériques: confortables pour les seniors?

On m’a demandé si l’achat d’une liseuse numérique pour offrir à un aîné était une bonne idée.

La réponse sera fonction de la personnalité, des capacités d’adaptation du futur lecteur éventuel de livres numériques qui joueront un grand rôle dans l’acclimatation ou non à cette nouvelle façon de lire.

Plusieurs avantages sont indéniables :

– L’accès à des livres en un seul clic, sans devoir se déplacer à l’extérieur est un premier atout en faveur d’une liseuse numérique d’autant que la lecture de l’ouvrage peut s’effectuer instantanément.

En effet, pour un lecteur belge assidu qui dispose d’un ordinateur et est déjà connecté à internet et qui ne pourrait plus se déplacer facilement en librairie ou qui habite une région isolée, une liseuse pourrait alimenter son réservoir de lectures avec de nombreux ouvrages pour autant qu’il ne se focalise sur un titre particulier ou un domaine précis ou soit en quête des toutes dernières nouveautés encore coûteuses.

Pour certains aînés qui ne seraient pas familiarisés avec internet ou qui séjournent en résidence, la phase d’achat de livres numériques pourrait s’avérer compliquée. Souvent un membre de la famille qui dispose de l’équipement informatique pourra gérer cette phase intermédiaire de réapprovisionnement en lecture, en s’organisant avec le senior. Notez qu’il n’est pas possible d’acheter ou d’offrir à distance un livre numérique pour un autre utilisateur de liseuse, ce qui est dans ce dernier cas envisagé, peut représenter un réel inconvénient.

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– L’usage d’une liseuse est relativement facile, deuxième atout.

A titre de comparaison, l’emploi de la liseuse demande à peu près les mêmes compétences que pour allumer un GSM ou envoyer un SMS. Il faut notamment à chaque utilisation introduire et donc retenir le mot de passe.

– Un troisième avantage concerne l’excellent confort de lecture.

Pour les seniors avec une vue déficiente, il y a l’avantage exceptionnel de pouvoir ajuster et agrandir la taille des polices de caractères.

La fatigue oculaire est aussi moindre avec une liseuse qui n’utilise pas le rétro éclairage qu’avec une tablette (écran LCD).

Avec une liseuse, il est possible de lire au soleil mais pas dans l’obscurité sauf avec un éclairage comme c’est le cas pour un livre papier.

– L’ergonomie et le faible poids d’une liseuse constituent une quatrième commodité. Pour les personnes qui souffrent d’arthrose dans les mains ou qui sont alitées, la manipulation est aisée car on peut tourner les pages d’une seule main en appuyant sur une touche latérale de la liseuse numérique.

Au moment de la réflexion d’achat, reste à songer, chez nous en Belgique, aux deux inconvénients du système actuel: l’offre limitée en livres numériques, déjà expliquée dans l’article précédent et le coût encore élevé des livres numériques.

Les atouts particuliers d’une liseuse devraient malgré tout séduire les seniors grands lecteurs et non réfractaires à l’évolution technologique.

Y a-t-il une liseuse dans l’avion ?

Grande lectrice, le poids de plus en plus restreint des bagages à emporter en avion devenait vite une limite quand je souhaitais prendre avec moi plusieurs ouvrages à lire, lors de congés ou déplacements.

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Le livre numérique était en piste. Un ouvrage numérique peut se lire sur ordinateur, sur une tablette ou une liseuse numérique aussi appelée  e-reader. Une tablette ouvre une très large palette de possibilités de divertissements autres que la lecture mais coûte plusieurs centaines d’euros. Les liseuses axées sur la seule fonction de lecture débutent aujourd’hui à 79€ (prix auquel il convient d’ajouter le montant des accessoires, chargeur et housse).  

Pour cette raison, je me suis tournée vers le modèle de base proposé Amazon: le Kindle. Chaque véhicule de lecture, en fonction de sa marque, dépend d’un fournisseur de livres par exemple Amazon pour le Kindle, la Fnac pour la liseuse Kobo.

Après quelques mois d’usage, je suis ravie et vous livre mes réflexions.

La maniabilité, la très grande autonomie sont des atouts du Kindle qui est extrêmement léger: avec moins de 170 gr, il peut contenir une  bibliothèque de 1.400 livres. Je l’emmène partout dans mon sac à main, heureuse de pouvoir patienter dans une salle d’attente ! L’autonomie du Kindle peut aller jusqu’à un mois.
Malgré tous les avantages de la liseuse, il faut relever pour tous les modèles actuels d’e-readers un manque de choix dans l’offre de livres numériques notamment en Belgique.

  • Le choix du lecteur est d’office restreint par le type de liseuse choisie. Les livres téléchargeables n’ont pas un format de fichier universel compatible pour tous les e-readers. Kindle par exemple ne permet pas de lire des fichiers comme ePub.
  • Beaucoup de titres récents en français restent indisponibles au téléchargement en Belgique notamment en raison de restrictions géographiques mises par les éditeurs. Restez très attentifs à ce point qui n’est pas nécessairement signalé lors de la vente d’un appareil! En France, la situation de lecteurs est plus favorable, l’offre en livres étant bien plus fournie que chez nous.
  • Le manque d’approvisionnement de l’offre numérique provient aussi du fait qu’un nouveau livre papier n’est pas forcément proposé par l’éditeur en format numérique ou s’il l’est, le livre reste souvent relativement cher à télécharger.

Par contre, beaucoup d’œuvres classiques, tombées dans le domaine public, sont gratuites. Vous pourrez ainsi lire ou relire avec plaisir parmi plusieurs milliers d’ouvrages gratuits: Ainsi parlait Zarathoustra de Frédéric Nietzsche, Jane Eyre de Charlotte Brontë, L’Art de la guerre de Sun Tzu  ou Michel Strogoff de Jules Verne par exemple.

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D’un point de vue global, le virage numérique pris par l’édition va avoir des répercussions sur tous les acteurs du monde littéraire: librairies, bibliothèques, écrivains et lecteurs!


Il y aura un impact sur le contenu, le volume et la qualité d’écriture des livres. Certains livres écrits uniquement pour une version numérique sont brefs. Parfois la qualité est loin d’être acceptable pour un lecteur traditionnel. La tendance à l’autoédition éliminera aussi le filtre et les corrections effectuées par les comités de lecture des maisons d’édition.


Je continue à acheter des «livres papier» mais je me suis constituée une grande bibliothèque numérique où je puise lors de déplacements.

GSM et Germes Susceptibles de causer des Maladies

Il y a quelques jours, je téléphonais à Marguerite qui est entrée dans un home.

L’aimable réceptionniste de l’établissement où réside Marguerite me demande un peu de patience : «  Je dois aller remettre le téléphone portable à Marguerite car elle n’est pas dans sa chambre mais au salon ». En attendant d’avoir Marguerite au bout du fil, je songeais à ce portable qui passe ainsi dans ce home, très souvent de main en main.

Or, diverses études montrent que les téléphones mobiles fourmillent de germes divers. En 2006, Joanna Verran, professeur de microbiologie à l’université de Manchester montrait le grand éventail de bactéries retrouvées sur ces téléphones. Plusieurs facteurs favorisent la croissance bactérienne : la manipulation constante de l’appareil parfois utilisé comme jouet, la chaleur interne de l’appareil lui-même, le fait que l’appareil soit placé près de la bouche, du nez permet une généreuse diffusion de diverses particules, les protections  (sacs, coques, poches) dans lesquels nous enfermons les appareils sont des nids chauds propices aux hôtes indésirables.

Selon l’Express, des scientifiques turcs de l’université d’OndokuzMayis ont détecté des microbes sur presque 95% des téléphones portables des médecins et infirmiers (voir slate.fr).

Ont notamment été identifiés parmi les pensionnaires indésirables qui colonisent les appareils des staphylocoques dorés l’Escherichia coli, la Klebsiella pneumoniae (à l’origine d’infections respiratoires) et la bacille pyocyanique qui peut être responsable d’infections nosocomiales.GSM blog.jpg

S’il n’y a en principe pas de risque sanitaire grave pour une personne en bonne santé, la situation peut être différente pour une personne âgée dans une maison de retraite ou pour un malade affaibli dans un lieu de soins.

Un fait divers rapporté ce 27 août 2012  août devrait inviter ceux qui se montrent sceptiques à la prudence. Le journal ougandais « The Daily Monitor » relate un simple larcin de GSM qui a gravement contaminé le voleur. L’homme de 40 ans a réussi à s’introduire incognito dans l’unité de soin de l’hôpital Kagadi pour y dérober le téléphone portable d’un patient atteint du terrible virus Ebola. La police a pu attraper le voleur qui hélas était déjà contaminé.

La stérilisation des appareils téléphoniques portables ou Gsm n’est pas concevable : ils recèlent bien trop de minuscules interstices.

Quelques mesures s’avèrent donc utiles :

– Se laver fréquemment les mains reste une excellente mesure de prévention.

– Eviter d’échanger son téléphone. L’appareil n’est plus « un téléphone public » et doit être considéré comme un objet personnel comme l’est une montre par exemple.

– Nettoyer régulièrement les téléphones sans fil ou les GSM permet d’éloigner les agents indésirables. Mais comment faire ?

Il existe sur le marché des fournitures de bureau, divers produits appropriés mais une solution rapide et efficace consiste à utiliser des lingettes de nettoyage pour les lunettes et un coton tige humide pour les touches du clavier. Pour ne pas endommager l’appareil, il ne faut pas vaporiser de liquide, ni utiliser de solvant ni de mouchoir ou un essuie-tout qui risqueraient de griffer l’écran.

Cela dit, n’hésitons pas à téléphoner à nos tantes ou résidents de maison de repos : ils souffriront probablement plus vite de solitude que d’un méchant germe niché dans un téléphone.