Pour tenter de franchir les barrières biologiques de notre condition humaine actuelle et transférer les atouts observés dans le monde animal à l’homme, les recherches s’orientent dans diverses voies.
Certains laboratoires tentent d’élucider les mécanismes cellulaires qui déterminent la durée de vie et la mort programmée des cellules (l’apoptose).
Le laboratoire de Siegfried Hekimi, biologiste de McGill et spécialiste du vieillissement utilise un organisme modèle d’invertébré, le nématode Caenorhabditis elegans. Il s’agit d’un petit ver transparent d’environ un millimètre de longueur, vivant dans le sol. Sa durée de vie est de trois semaines. En mutant un ou deux gènes, ce laboratoire a réussi à augmenter la durée de vie du vermiceau jusqu’à cinq fois.
Des nouvelles recherches de l’EPFL (Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne) menées avec des partenaires des Pays-Bas et des Etats-Unis, publiées au cours de ce mois de mai 2013 révèlent quel mécanisme, au sein des mitochondries, est responsable du vieillissement de l’organisme et déterminent le gène impliqué.Des vers nématodes traités avec des antibiotiques pour perturber ce mécanisme vivent plus longtemps et ont parfois vu leur espérance de vie multipliée par 1,6 !
Plusieurs responsables scientifiques étudient les capacités de régénération, qui sont les facultés d’une entité vivante à se reconstituer après destruction d’une partie de son corps. L’homme n’a pas cette capacité d’adaptation (*). Cette piste si elle aboutit pourrait peut-être permettre le cas échéant de régénérer un bras ou une jambe.
Des biologistes s’intéressent ainsi à l’extraordinaire capacité de l’axolotl, une salamandre aquatique du Mexique: elle peut régénérer plusieurs parties de son corps comme sa mâchoire, ses pattes, ses branchies et sa queue. Le gène responsable d’une telle prouesse est identifié et présent chez les mammifères mais inhibé par un autre gène.
Le poisson zèbre a lui aussi cette étonnante faculté de régénérer indéfiniment ses membres et même ses yeux ou son cœur. Scott Stewart du Salk Institute for biological Studies explique que le poisson zèbre réveille certains de ses mécanismes endormis depuis le stade embryonnaire.

Source de vie, l’océan est un milieu naturel extrêmement riche en biodiversité loin de nous avoir livré tous ses secrets.
* Chez l’homme, on ne connaît que la régénération du foie.




