Origine…

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Savez-vous qu’il y a aujourd’hui près de 2,5 millions de personnes âgées en Belgique ?

Ce chiffre augmente continuellement. En 2030, il y aura autant de personnes de plus de 65 ans que de jeunes de moins de 20 ans  parmi notre population. Pour ce nombre grandissant de personnes âgées et même très âgées, se pose la question du maintien de leur qualité de vie.

Ces personnes âgées  ne pourront pas toutes compter, comme dans le passé, sur le soutien de la famille ou les amis. Les liens familiaux ou sociaux marqués par une individualisation plus grande se distendent et génèrent moins de solidarité.

Qui seront les personnes âgées de 2030 ?

C’est nous, arrivés au milieu de notre vie… 

– Si nous voulons rester autonomes le plus longtemps possible, nous pouvons préparer en partie notre  vieillesse. Nous pouvons nous informer sur les solutions existantes, nous interroger sur les expériences concluantes des aînés qui nous précèdent, échanger nos idées bref examiner les possibilités d’actions pertinentes ou les mesures préventives souhaitables pour nous.  Marie de Hennezel ne dit pas autre chose quand elle dit que l’accomplissement d’une vie se prépare très en amont. J’espère que vous partagez l’avis de cette spécialiste.

En fait, ce qui est très motivant dans cette idée de vision à plus long terme, c’est qu’il s’agit simplement d’une manière avisée de prendre soin de soi.

Juriste spécialisée dans le droit des aînés, ce sujet me passionne.

Vous me retrouvez aussi sur le site : www.jalonbleu.be

Si vous avez des commentaires ou suggestions pour le blog, communiquez-les moi.

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L’écriture manuscrite. Un atout.

L’écriture cunéiforme sumérienne (3600 av. J.-C.) semble être le système d’écriture complet le plus ancien connu.

Notre écriture en tant que représentation du langage parlé par un système de signes visibles, tracés semble avoir toujours été là. Cette organisation de traits a permis aux hommes de décharger leur mémoire, en sauvegardant les souvenirs d’évènements et en transmettant des informations.

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Mais voici qu’avec la technologie actuelle, les ordinateurs, tablettes et gsm, l’enseignement de l’écriture manuelle est abandonnée dans certaines parties du monde.

Ce moyen universel de communiquer par la main avec des signes reconnus par d’autres deviendrait inutile et pourrait donc disparaître ?

 L’écriture manuscrite a beaucoup d’effets favorables sur le développement humain.

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  • Ecrire, c’est un acte solitaire. On est seul avec une feuille de papier en miroir à tracer des mots qui peuvent même n’avoir parfois  aucun lien entre eux. La prise en main d’un crayon est alors pour celui qui écrit ce processus créateur ou réparateur qui restaure une certaine lenteur, une captation différée des évènements et installe une autre cohérence pour l’individu concerné.

 

Lettre en grec du roi de Perse Darius Ier à un gouverneur d’ Asie Mineure (vers 492-486 Av J-C)

 

  • Mais, l’écriture est aussi une activité duale. Elle engage le sujet en ouvrant sa personnalité aux autres. La forme des traces, des lettres permet souvent d’identifier rapidement l’auteur d’un texte manuscrit. L’adresse sur une enveloppe nous indique déjà l’auteur du courrier. Un feuillet peut même traduire l’état d’esprit du scripteur, plus brouillon, plus vif, comme en témoigneront des surcharges ou des ratures sur le papier.

 

  • Jusqu’au bout de nos vies, l’écriture est importante. Un message d’adieu sous forme manuscrite est souvent un trésor affectif et le seul lien tissé entre le défunt et ses proches. Sans travestissement, notre écriture parle pour nous de manière authentique alors que nous ne sommes plus.

 

  • Du point de vue de la sécurité, tous les moyens de télécommunication électronique sont reconnus vulnérables: revenir à l’écriture manuscrite est toujours la meilleure façon de conserver le secret ou une certaine discrétion.

 

Je pense que l’écriture manuscrite reste un atout unique et un moyen d’exprimer sa personnalité dans notre monde numérique. Cultivons-la avec soin et délicatesse comme des fleurs dans notre jardin personnel.

 

 » L’écriture, c’est comme les palpitations du coeur, cela se produit ». Elsa Triolet

 

L’ascendant. Alexandre Postel.

Un jeune homme solitaire de 36 ans, vendeur de téléphones mobiles, apprend le décès de son père dont il s’était éloigné. Retraité, ancien fonctionnaire des impôts, le défunt était un homme sans histoire. Le fils se rend dans la maison paternelle pour organiser les obsèques. Il y découvre une situation impensable. Il prend une mauvaise décision en espérant trouver une explication. Tout va s’enchaîner pour lui comme dans un cauchemar.

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« Son chat- j’étais sûr qu’il en avait un… »

L’auteur

Né en France à Colombes en 1982, Alexandre Postel est un écrivain français et professeur de lettres à Paris. Il a reçu en 2013 le prix Landerneau ainsi que le  Prix Goncourt du premier roman  pour Un homme effacé.

Commentaire

Face à un psychiatre, le narrateur relate comment se sont déroulés pour lui les cinq jours qui ont suivi le décès de son père.

Il tente d’analyser ce qui est arrivé. Cela l’oblige à analyser la relation déficiente qu’il a vécue avec son père.

Ce roman sur la filiation est déroutant. A son insu malgré son éloignement, la filiation rattrape le narrateur. Son isolement ne l’a préparé à ce qu’il allait  découvrir et vivre.

En cas de revers, on a tendance à utiliser les canevas du passé imprimés à notre insu en nous: la filiation fait qu’une part de notre construction personnelle nous échappe.

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 » tout était logique... »

Beaucoup de romans abordent le thème de la filiation souvent douloureuse et évoque la construction résiliente des enfants. Ici , le lecteur est désarçonné  de voir le narrateur sombrer dans un abîme sordide.

Ce roman pose la question de la filiation mais aussi celle de l’impact du décès d’un père devenu pourtant lointain.

En cas de décès d’un parent, se crée toujours un état de déséquilibre pour les enfants. Comment vit-on le décès de parents âgés? Même à l’âge adulte,  la mort reste un traumatisme même si le temps a permis  de « désidéaliser » les parents et de mieux cerner les facettes humaines de son parent. On les apprécie ou elles nous chagrinent… En principe, après le deuil et le chagrin, on s’émancipe  du passé: on retire les bons enseignements pour passer à autre chose.

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Dans ce roman, le narrateur ne se rendait pas compte de la personnalité déviante de son père. Son être vit un véritable cataclysme avec la découverte de l’inhumanité. Une descente aux enfers.

 

 

 

 

 

 

 

 

Une phrase

« … je ne saisis les choses que l’une après l’autre, de manière discontinue comme les diapositives que mes parents projetaient au mur ».

L’importance du réseau social pour tous.

Les seniors sont plus heureux que les autres, voilà ce qui ressort de lenquête nationale du bonheur réalisée par l’université de Gent.

Non seulement leur charge mentale familiale est moindre, mais les personnes âgées se sentent moins seules que 50% des personnes de 25 à 50 ans.

Le réseau social * est important pour le bonheur de l’individu. Dire bonjour à un marchand, à un collègue ou à un voisin, c’est dire qu’on est là, exprimer qu’on est vivant, qu’on possède un nom et une identité. Une chaleur humaine, bénéfique à tous, se dégage quand l’échange est favorable.

Se socialiser permet d’aller mieux, quel que soit l’âge.

A notre époque de mobilité et d‘individualisme, un réseau social est un tissu à construire, à maintenir et à réinventer continuellement.

Avec l’âge, la réduction du nombre de contacts sociaux est inévitable: perte des collègues de travail, décès** des uns et des autres et déplacement des personnes. L’absence de mobilité, la perte de mémoire, la perte de l’ouïe compliquent les contacts sociaux. La solitude des personnes âgées, qui peuvent être complètement désocialisées, est indéniablement plus pénible à assumer.

Certaines personnes aussi se sentent seules alors qu’elles sont très entourées mais leurs exigences ou leur narcissisme les empêche de créer des vraies connexions, faute de partage. L’absence de compagnon fait que le temps personnel se dissocie de celui des visiteurs. La tendance à parler de soi et à ne plus écouter les autres qui n’apportent que perturbations dans ce mode de vie solitaire est fréquente.

Si certains se plaignent de devoir intégrer une maison de repos, d’autres résidents, comme Madeleine si réticente au début,  y revivent car ils retrouvent enfin un réseau social qu’ils ne pouvaient plus maintenir à domicile.

Entretenir de bonnes relations avec sa famille en s’impliquant dans la relation, en prenant d’initiative des nouvelles et en ne restant pas dans la position de celui «qui attend une visite due» est capital.

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On passe une moitié de sa vie à attendre ceux qu’on aimera et l’autre moitié à quitter ceux qu’on aime. Victor Hugo. ( 1802-1885)

Actuellement, 43% des seniors de plus de 65 ans seraient inscrits sur les réseaux sociaux et tenteraient ainsi de rompre leur isolement pour développer d’autres formes de rencontres via internet. Les échanges virtuels sont parfois limités mais permettent aussi de se retrouver autour de centres d’intérêt.

La qualité des relations prime aussi sur leur quantité. Les seniors ou les aînés oublient parfois qu’ils doivent prendre le temps de cultiver leurs relations.

Partager avec d’autres est un facteur essentiel de santé.

 *L’expression réseau social désigne un agencement de liens entre des individus et/ou des organisations, constituant un groupement qui a un sens : la famille, les collègues, un groupe d’amis, une communauté, etc.

** Le décès d’un conjoint peur parfois diminuer le nombre de relations pour le conjoint survivant de 75% !!!

«Chronique de mon crematorium». Caitlin Doughty

Chacun préfère éviter de penser à sa mort.

Très jeune, universitaire, Caitlin Doughty commence à travailler dans un crématorium. Dans cet ouvrage, elle décrit son travail de croque-mort avec réalisme et humour. Son quotidien, c’est de découvrir les corps, en prendre soin dans un moment délicat et affronter des familles très différentes.

Caitlin Doughty incite le lecteur à se poser des questions sur le soin aux défunts et le sens de la mort. Elle partage ses réflexions, en y ajoutant de nombreuses références historiques sur le respect des dépouilles dans le monde.

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« Tout passe. Tout finit. Tout disparaît. Et moi qui m’imaginais devoir vivre pour toujours, qu’est-ce que je deviens? ».

Dernier écrit de Jean d’Ormesson

Auteur

Née en 1984, Caitlin Doughty vit à San à Francisco. Diplômée d’histoire médiévale, elle est entrepreneure en pompes funèbres. Elle défend des pratiques funéraires plus humaines et écologiques. C’est l’objectif qu’elle s’est donné avec son association, «the Order of the Good Death» (L’Ordre de la Bonne Mort).

Commentaire

Dans notre monde contemporain occidental, les morts sont devenus « invisibles ». En raison de la médicalisation de la mort, les enfants ne sont plus confrontés à la réalité de la mort comme jadis.

Il faut bien que quelqu’un s’occupe des défunts. Les dérives américaines n’ont pas encore envahi le monde des pompes funèbres belges. Mais de plus en plus les émotions des familles sont préservées par une prise en charge totale de la personne  décédée. Le défunt est rapidement emporté au crématorium. Il n’y a plus d’ensevelisseuse. Le rite de crémation a été largement adouci pour la vue des familles.

Regarder la mort en face n’est pas facile. Caitlin Doughty livre des réflexions sur le retentissement des suicides, l’embaumement, la crémation, le décès des enfants et montre les failles de notre société. Les anciens rituels apaisants permettaient une mise à distance et comblaient un peu les déchirures de la séparation chez ceux qui restent.

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Par son témoignage concret, direct et professionnel, Caitlin Doughty invite ses lecteurs à ne plus baigner dans une culture du déni de la mort,  à ne pas s’aveugler, à prendre ses dispositions, en bref à réfléchir avant qu’il ne soit trop tard à la question: que voulez-vous faire de votre corps après votre mort?

 

 

 

Marbre. France Renaissance vers 1550.

Musée Louvres-Lens 2013

L’empire du temps sur le monde,

la Fortune tenant le voile et la mort le gouvernail.

Ce livre ne conviendra pas à ceux qui sont très sensibles ou qui refusent l’idée même de leur mortalité.

 Dans «Le Vif», on lisait récemment (2 mars 2018)«Votre dépouille pourrait-elle bientôt servir de compost? »  

Caitlin Doughty a réalisé une intéressante vidéo à ce sujet pour y exprimer son point de vue.

 Une phrase

«C’est la première fois dans l’histoire universelle qu’une civilisation a rompu aussi franchement avec les pratiques funéraires traditionnelles et avec ses croyances sur la mort ».

Assurance chantier, un parapluie.

Entamer un chantier de construction ou de rénovation est une grande aventure pour un particulier: les montants financiers engagés sont importants et les intervenants nombreux.

Au cours de l’exécution, des incidents peuvent survenir. Déterminer les responsabilités sans retarder le chantier est quasi impossible.

Pour vous prémunir des « intempéries » d’une construction ou d’une rénovation, et préserver votre tranquillité de maître de l’ouvrage, il vous est possible de souscrire comme le font les entrepreneurs consciencieux, une assurance Tous Risques Chantier (TRC).                                                         

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 « Que ton parapluie soit prêt avant qu’il pleuve »

Proverbe indonésien.

L’assurance TRC peut, en fonction des clauses édictées par les diverses compagnies d’assurances, couvrir deux risques majeurs:

  • Le dommage occasionné à un chantier ainsi qu’aux matériaux sur le chantier par les forces de la nature, un effondrement, un incendie ou une explosion, un vol ou un acte de vandalisme, …
  • Votre responsabilité civile de maitre d’ouvrage liée à ces travaux de construction, tant pour les lésions corporelles que les dommages matériels et immatériels occasionnés par les travaux. Vous-même en tant que particulier, pourriez, en effet, être considéré responsable d’un dommage à un tiers, même si vous n’avez personnellement pas commis la moindre faute (ex: un passant est blessé par une chute de matériau). Vous êtes alors couvert via cette assurance TRC contre les dommages que vous occasionnez à des tiers ou à leurs biens (aux habitations voisines (fissures,…) ou pour des troubles de voisinage (bruit,…) au cours de vos travaux de construction ou de rénovation.

Peu importe qui portera la responsabilité finale de ces dommages. C’est l’aspect le plus intéressant de cette assurance « parapluie« , qui évite d’interrompre le chantier à cause de la détermination de responsabilité d’un dommage ou d’un vol de matériel.

La prime varie selon le risque couvert; elle évoluera souvent entre 800 à 1000 €.

  • La première étape avant le commencement de votre chantier consistera pour vous, alors à vérifier:
    • les assurances existantes des professionnels avec qui vous travaillerez. Si votre entrepreneur a conclu une assurance TRC pour votre chantier, demandez précisément le numéro de ce contrat, le nom de l’assureur et les conditions générales du contrat de manière à permettre à votre propre assureur d’analyser si vous êtes aussi couvert personnellement.* En effet, pour travailler au logement d’un simple particulier, l’entrepreneur souvent ne souscrit pas une assurance TRC et n’assure donc pas sa responsabilité contractuelle envers le maître de l’ouvrage, ni par conséquent la responsabilité du maître de l’ouvrage vis-à-vis des tiers.
    • votre propre assurance incendie actuelle et la poursuite de sa couverture ou non en cas de travaux d’ampleur ou des possibilités d’extensions de votre police par d’autres garanties.**

 

  • Si vous devez ensuite souscrire un contrat TRC, veillez à y songer à temps: le contrat TRC doit être souscrit avant le début des travaux pour sortir ses effets. L’aide d’un courtier vous sera utile car, suivant les compagnies, l’assurance TRC présente des garanties très variables et modulables. Un coût de franchise demeure cependant à charge de l’assuré en cas de sinistre.

Outre la franchise à assumer et sauf exception, sachez que votre protection ne sera jamais totale même avec votre assurance TCR.

Ce parapluie vous préserve des pluies mais pas des cataclysmes!

En effet,

  • La faillite de l’entrepreneur ne relève pas de cette assurance.
  • Les accidents de chantier qui vous impacteraient, ou vos proches ou vos amis (qui vous aideront peut-être dans certaines phases des travaux sur le chantier) ne sont pas couverts pour les dommages corporels subis, par la plupart des contrats TRC examinés.
  • Le vol des outils, au contraire des matériaux (briques, radiateurs, châssis…), n’est pas dédommagé dans ce cadre. Si vous travaillez en tant que particulier sur votre propre chantier, ramenez autant que possible chez vous, vos outils susceptibles d’être volés.
  • La durée de couverture de l’assurance TCR est limitée et s’étend du début des travaux jusqu’à la réception provisoire d’une partie ou de l’ensemble de l’ouvrage. Prévoir une clause de prolongation pour couvrir les retards de chantier est judicieux. ***
  • Toute malfaçon ou non-conformité des travaux aux plans architecturaux n’est pas couverte dans ce cadre d’assurance TRC, sauf clause d’extension ou exception. Il est intéressant de vérifier préalablement à tout problème grave avec un intervenant du chantier, si vous disposez ou non d’une aide juridique via un autre contrat d’assurance, par exemple une protection juridique.****

*Demander simplement à un entrepreneur « s’il est bien assuré » ne sert à rien dans ce cas précis: sa réponse sera positive car il a sa responsabilité civile professionnelle.

** AG Insurance propose à ses assurés un pack pour les dommages liés à une construction ou une rénovation, pack qui complète l’assurance incendie.

*** Si vous craignez des risques importants au bâtiment après cette période, il existe  une autre couverture lassurance Responsabilité décennale qui peut s’ajouter  à l’assurance TRC

****C’est rarement le cas. Or, dans la construction, il est important pour la victime lésée de réagir avec célérité, rigueur et respect des formes. Si le préjudice s’annonce important, des avocats en droit de la construction pourraient assister la victime dans les phases de négociation amiable ou du contentieux.

Le chez soi, pôle très structurant du senior+.

Dans le livre «Les bottes suédoises», de  Henning Mankell, la maison de Fredrik, le vieil homme disparaît dans un incendie en une nuit.

Dans ma maison…Chez moi

 « J’y suis , j’y reste » : cette citation du général français Mac Mahon lors du siège de Sébastopol est bien celle reprise par plus de 80% des personnes âgées. Elles veulent rester à domicile même en cas de pépins et ne veulent pas d’une institutionnalisation forcée.

Aujourd’hui, on pourrait imaginer parce que nous sommes plus nomades que notre relation à la maison a changé. Mais non. Après un certain âge, un lien quasi fusionnel avec l’habitat s’est imprimé en nous. Il nous devient tout simplement impossible de déménager sans traumatisme. *

Le «chez soi» est alors lié au « soi » et donc à la structure même de la personne âgée. Ce lien  permet au senior de garder ses repères spatiaux et temporels, ses habitudes  comme relever les volets, le courrier, sortir le chien… Ces gestes inchangés et inlassablement répétés rythment le quotidien et permettent de garder le cap.

A un moment où  la considération relative à leur statut social s’amenuise, le lieu où le senior conserve sa vie pleine et inchangée est son domicile. Le domicile demeure le seul endroit où ces personnes peuvent encore contrôler quelque chose.

A notre époque de précarité, et plus encore si le senior est propriétaire de ses murs, il voit  sa maison comme son cocon, sa protection.

Le domicile est aussi le lieu de l’intimité où on peut y être soi « sans jugement ». On devient très individualiste avec la vieillesse (… difficile de tricher avec les pairs en institution qui détectent sans pitié, vos lacunes).

Souvent aussi, les seniors + sont conscients d’être atteints de troubles neurologiques même s’ils le masquent habilement. Par exemple, la maladie d’Alzheimer empêche les nouvelles mémorisations. Le domicile permet de faire perdurer leur comportement social adéquat et acceptable car ils font des activités routinières et quotidiennes dans un même cadre.

La maison est aussi le lieu des souvenirs familiaux, le point d’ancrage des rares amis demeurés fidèles.

Demeurer chez soi reste donc «l’ultime liberté». Vivre encore !

 

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Certaines urnes funéraires  ont même la  forme d’une maison comme cette Urne Calabresi 

650-625 avant JC. Musée du Louvre ( Lens) 2013 

Déraciner une personne âgée se fait parfois au péril de sa vie. On connaît l’effondrement rapide de certains seniors transplantés dans une institution et qui perdent leurs repères habituels, sans avoir la faculté d’en acquérir de nouveaux. Quant à la notion des «risques » éventuels de rester seul à domicile, elle touche peu le sujet âgé concerné qui s’avance vers sa finitude.

La  décision de  faire changer un senior de domicile est parfois complexe notamment quand il y a danger pour les tiers ou quand la famille trinque trop pour maintenir sauves les apparences. Le professeur Michel Ylieff, docteur en psychologie reconnaît par exemple que «l’aide apportée au proche Alzheimer dépasse les limites de ce qui est considéré comme habituel dans les rapports familiaux »

Les vieux parents doivent se prendre en charge, préparer longtemps leur lieu de vie en vue de leur vieillesse car en effet, ils auront un âge où ils n’auront plus envie ou ne sauront plus s’adapter à aucun nouveau cadre.

*Rappelons qu’en France, la protection des locataires âgés commence dès 65 ans !