La barque

La barque

Mes proches sont en peine, ils rament dans la nuit,
J’ai longtemps fait ma part, pagayé sous la pluie,
Pour soutenir leur nef et leur éviter l’ombre,
En oubliant mes flots et mes soucis sans nombre.

Pourtant, le temps est venu, la galère est finie,
Le rivage est lointain et la mer s’est blanchie…
Vient l’heure du constat, alors que le vent gronde :
dans notre barque quatre rames face au monde.

La solitude arrive, en cette fin de rade,
Les forces diminuent après l’escapade.
Si nous avons hissé les voiles héroïques,
Ramer contre le vent devient océanique.

Notre embarcation s’appelle « Confiance »
et ne naviguera pas dans l’insouciance.
Malgré les nombreux tourbillons, nous tiendrons bon.
Nous attendons ouverts de nouvelles saisons!

Cécile Depivert

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